Des croyances qui autorisent toutes les cruautés

Au nom de la tradition, la cruauté doit-elle être tolérée, acceptée ? Pour One Voice, c’est non. Aucune tradition, aucune croyance, aussi millénaire soit-elle, ne peut justifier des actes barbares à l’encontre d’êtres sensibles. Ces croyances, qui motivent des actes perpétrés sur les compagnons de vie des humains, doivent être fermement combattues.

Comme partout dans le monde, en Asie du Sud-Est, les chiens et les chats sont des animaux familiers. En même temps, consommer leur chair est une tradition millénaire, notamment en Chine et au Vietnam. Si cette tradition se perpétue à travers les siècles, c’est qu’elle repose sur de nombreuses croyances.

Des croyances sans fondement scientifique
La principale croyance s’appuie sur les bienfaits, supposés, pour la santé humaine, de la consommation de chair canine. En Chine, par exemple, elle est appréciée non seulement pour son goût, mais aussi pour sa teneur en protéines. Elle « réchaufferait le sang » en hiver. Elle est considérée comme favorable au yang, c’est-à-dire à la partie « chaleureuse et extravertie » de l’être humain, et elle améliorerait le « chi » (souffle). Au Vietnam, on croit aussi qu’elle est aphrodisiaque. D’après une croyance vietnamienne, il faudrait consommer la chair des chiens car on n’en trouve pas dans l’au-delà. On lui prête aussi des vertus digestives et pour la stimulation des fonctions rénales. La viande de chat est prétendument bonne pour traiter l’arthrite…
Toutefois aucune étude scientifique n’est venue corroborer de telles croyances. Au contraire. Des recherches récentes dans le domaine de l’arthrite rhumatoïde ont mis en évidence que la viande de chats est sans effet dans le traitement des arthrites.

Une cruauté injustifiable
Parmi les croyances, la plus insoutenable reste celle qui prétend que plus l’animal souffre au moment de la mise à mort, meilleure est la viande. Celle-ci autorise les pires barbaries pouvant être perpétrées sur un être sensible : fracasser le crâne sans tuer, saigner à vif mais sans donner la mort, dépecer l’animal encore vivant, tremper l’animal dans une marmite d’eau bouillante alors qu’il est encore conscient, etc. Ces actes étant les derniers d’une longue série de souffrances infligées aux animaux au cours de leur courte vie dans les élevages ou pendant leur transport. Aucune culture, aucune tradition ne devrait être utilisée pour justifier l’existence d’une telle cruauté. Ce n’est pas parce qu’une pratique fait partie de l’histoire d’un peuple qu’elle est pour autant moralement acceptable. Et ce ne serait pas la première, et certainement pas la dernière, à disparaître, pour autant que les peuples et les gouvernements le décident en toute conscience.

Faire évoluer les mentalités
Pour entrer pleinement dans le XXIème siècle, il paraît important que la Chine et le Vietnam mettent fin à ces pratiques d’un autre temps. Dans ces pays, les animaux ne bénéficient d’aucun statut, d’aucune loi qui les protège. Chiens et chats ne sont pas les seuls à pâtir de la barbarie des hommes. Les ours pour leur bile ou leur viande, les animaux sauvages ou détenus dans les zoos, entre autres, en souffrent aussi.
One Voice accompagne, dans ces deux pays, ceux qui militent pour faire voter une loi de protection des animaux et pour réveiller les consciences. Par ses actions, l’association tente de faire pression sur les gouvernements et de faire évoluer les mentalités pour que les animaux retrouvent une juste place dans ces sociétés.

Ce n’est pas parce qu’une pratique fait partie de l’histoire d’un peuple qu’elle est pour autant moralement acceptable.

Chiens en cage (photo 5)20081029151651_00001web.jpg

 

___________________________________________________________________________________

1. Des croyances qui autorisent toutes les cruauté

2. Mettre fin à la barbarie en Chine et au Vietnam

 

  • Facebook
  • Twitter
  • del.icio.us
  • Netvibes
  • YouTube
  • RSS
  • email
Commentaires
(obligatoire)
(obligatoire)

Cliquez ici pour lire le règlement
  • Avatar Partager sur Facebook   Partager sur Twitter

    talles

    le 22 novembre 2011 à 17h11

    Non cela n’est pas justifié cautionner la souffrance et la rendre acceptable par la majorité sous couvert de croyance millénaire ne devrait pas être autorisé. Une protection juridique s’impose ainsi qu’un immense programme de sensibilisation des masses il faut éduquer c’est capital

  • Avatar Partager sur Facebook   Partager sur Twitter

    Favre Jacqueline

    le 7 octobre 2011 à 13h04

    AUCUNE croyance ni tradition ne peut justifier la barbarie

  • Avatar Partager sur Facebook   Partager sur Twitter

    damas

    le 23 juillet 2011 à 22h09

    Bonjour.Il n’y a aucun prétexte à faire subir de telles souffrances aux animaux. Il faut réagir face à cela.