L’élevage et la pollution des eaux

Elevage industriel et agriculture intensive sont fortement liés. Leurs effets se cumulent pour polluer l’environnement, et en particulier les eaux, souterraines et de surface. One Voice, depuis toujours opposé aux élevages intensifs, dénonce ces pollutions engendrées à grande échelle qui ont un impact sur notre santé et notre environnement.

La pollution des eaux ou l’eutrophisation
L’eutrophisation d’un milieu aquatique, c’est son enrichissement en éléments nutritifs, qui va fortement en modifier l’équilibre jusqu’à le dégrader complètement.
Les sources de pollution menant à l’eutrophisation sont diverses. Le phosphore (contenu dans les phosphates des lessives par exemple), et l’azote contenu dans les engrais et les nitrates, infiltrent les nappes phréatiques ou ruissellent  jusqu’aux océans. Ils permettent ainsi la prolifération d’organismes comme des algues qui vont littéralement étouffer les zones occupées. L’oxygénation diminue en effet fortement, ainsi que le passage de lumière utile au développement des végétaux immergés. C’est toute une chaîne alimentaire, des végétaux aux animaux comme les insectes ou crustacés, qui disparaissent alors et mettent en danger de nombreux écosystèmes.

Pollution : mode d’emploi
Autrefois considérés comme des engrais propices aux cultures, les déjections animales riches en nitrates ont été délaissées au profit d’engrais chimiques. La modernisation des élevages a eu pour conséquence de regrouper un grand nombre d’animaux sur des sites où les déjections s’accumulent et ont tendance à fuir et se répandre dans l’environnement ayant pour conséquence une eutrophisation accélérée des milieux.
Très solubles dans l’eau, les nitrates sont majoritairement responsables de la pollution des grands réservoirs d’eau souterraine du globe.
Les épandages massifs des fumiers et lisiers demeurent aussi des sources de nutriments qui, lorsqu’ils ne sont pas absorbés par les plantes, nuisent à la fertilité des sols et viennent à leur tour polluer les ressources en eau.
La pollution par des élevages est en constante augmentation depuis les années 50.

L’azote des élevages
Les deux tiers des pollutions d’origine azotée actuelles auraient pour origine les activités agricoles, dont, bien sûr, l’élevage intensif. Selon le CNRS, en France, la présence de nitrates (donc d’azote) dans les eaux continentales provient à 66 % de l’agriculture, suite à l’épandage de doses massives d’engrais azotés et de lisier (effluents d’élevage).
En Bretagne, où il existe une grande concentration de ce type d’élevage, la situation est particulièrement dramatique.

Fosse à lisier (photo 2)

Un phénomène mondial
La mondialisation a permis de rendre des produits comme le lait et la viande abordables pour bon nombre de pays en développement. Ils produisent et consomment plus de la moitié de la viande mondiale. Conséquence directe, les élevages intensifs fleurissent aux 4 coins de la planète pour fournir des quantités toujours plus importantes. Les pays d’Asie comme la Chine, la Thaïlande et le Vietnam sont particulièrement concernés par ces problèmes de pollution en étant la source principale de pollution par nutriments de la mer de Chine du Sud.
Si la production actuelle de viande dans le monde se situe aux alentours de 120 millions de tonnes, la FAO estime que ce chiffre devrait atteindre 260 millions d’ici 2030 !
Un chiffre alarmant qui risque de menacer les ressources en eau potable de la planète et de détruire de nombreux écosystèmes aquatiques. One Voice, dans son combat contre la surconsommation de viande rappel aussi qu’en plus d’être nocive pour notre environnement, elle nuit à notre santé.

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Commentaires
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    munoz

    le 9 août 2011 à 15h46

    il faut arrêter les élevages en batterie, martyre des animaux et nuisible à la nature et à l’homme
    la dépollution nous coûte une fortune