L’exception culturelle francaise face à la loi européenne

S’appuyant sur les conclusions d’un rapport du Comité scientifique, l’Europe a défini de nouvelles règles dans la pratique du gavage, notamment en ce qui concerne les conditions d’élevage. En mauvais élève, la France a fait jouer son « exception culturelle » pour échapper aux règles et sauvegarder sa production en l’état.

En 1999, le Conseil de l’Europe émettait une série de recommandations visant, notamment, à redéfinir les conditions d’élevage dans la pratique du gavage. Entre autres, la disparition des cages individuelles et la mise en œuvre de solutions alternatives au gavage.

« Patrimoine culturel et gastronomique protégé »
En France, le Sénat a repoussé à 2016, par amendement, l’entrée en vigueur des préconisations européennes. Mieux, devant les risques de durcissement de la position de l’Europe, l’état français a adopté, en 2005, un nouvel amendement incluant le foie gras au « patrimoine culturel et gastronomique protégé en France. » Les producteurs de foie gras français échappent ainsi aux règles européennes établies… ou à venir. Dans le même temps, ils continuent à bénéficier des aides financières accordées dans le cadre de la politique agricole commune.

Une exception française
Cette attitude reste une exception bien française. Car si certains pays ont adopté dans leurs propres lois les règles édictées par le Conseil de l’Europe, d’autres sont allés beaucoup plus loin. Dans la majorité des pays de l’UE, la pratique du gavage a purement et simplement été interdite. Il en va ainsi en Allemagne, Autriche (6 provinces sur 9), au Danemark, en Finlande, en Irlande, au Luxembourg, en Norvège, aux Pays-Bas, en République Tchèque, au Royaume-Uni, en Suède. Et même la Pologne, grand pays producteur, a abandonné cette industrie en 1999.
Aux États-Unis, la ville de Chicago a interdit la vente de foie gras dans ses restaurants et ses magasins d’alimentation depuis 2006. La Californie et nombre d’autres états se sont positionnés contre les pratiques cruelles liées à la production de foie gras. En Argentine et en Suisse, si la consommation n’y est pas encore interdite, sa production l’est.
Par ses actions, One Voice œuvre pour que la France se dote de règles et de lois dignes d’un pays respectueux des êtres vivants.

« La liberté de mouvement propre à l’animal, compte tenu de son espèce et conformément à l’expérience acquise et aux connaissances scientifiques, ne doit pas être entravée de manière à lui causer des souffrances ou des dommages inutiles. »
Extrait des recommandations du Conseil de l’Europe

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1. Des conditions d’élevage contre-nature

2. Le gavage : source de souffrances et de maladies

3. L’exception culturelle française face à la loi européenne

 

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Commentaires
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    FLOC'HALY

    le 28 mai 2011 à 13h43

    exception culturelle de sang et de souffrance c’est ça la France d’aujourd’hui et de demain ? Aucune évolution alors, ni prise de conscience face à la souffrance animale ?