L’industrie de la fourrure ne s’est jamais aussi bien portée, dopée par la production et la demande des pays émergents. Malgré ses actions pour s’acheter une bonne conduite, cette industrie reste l’une des plus polluantes, et sacrifie des millions de vies pour satisfaire un besoin qui n’a rien de vital.
Si elle avait quelque peu déserté les podiums du monde entier, la fourrure est désormais au centre des collections automne/hiver de quasiment tous les créateurs. Le monde de la mode, qui s’était ému des massacres de bébés phoques dans les années 70-80, a oublié que ceux-ci se perpétuent avec l’aval des gouvernements, et que nombre d’animaux continuent à être massacrés pour leur fourrure : plusieurs dizaines de millions – de l’aveu même des producteurs de fourrure –, pour un chiffre d’affaires qui atteint ces dernières années les 15 milliards de dollars, et une croissance à deux chiffres.
Dopée par les pays émergents
Malgré un contexte économique on ne peut plus morose, l’industrie de la fourrure est en plein boom, dopée par la demande des pays émergents, la Russie et la Chine en tête. La demande ne cesse de croître avec l’apparition d’une classe moyenne férue de luxe et disposant des moyens pour se l’offrir. Pour faire face à cette demande, la Chine a d’ailleurs accru considérablement sa production : de 800 000 visons par an au début des années 2000, elle est passée à 8-10 millions de peaux, et pourrait bien en produire 20 à 25 millions à partir de 2010. Cette production est certes boudée aujourd’hui par le petit monde des créateurs en raison de sa mauvaise qualité, mais elle devrait bientôt être prisée par une nouvelle génération de stylistes chinois formés et encouragés à utiliser cette matière.
Une industrie polluante
Si ces chiffres peuvent satisfaire le monde des affaires et les économistes, ils ne bluffent ni les associations de défense des animaux, ni ceux qui œuvrent pour le respect de l’environnement, ni même ceux en quête d’un monde éthique et responsable. L’industrie de la fourrure demeure une industrie de la cruauté et l’une des moins responsables. L’élevage des animaux pour leur fourrure provoque les mêmes problèmes de pollution que l’élevage intensif : pollution des eaux, émissions atmosphériques d’ammoniac, eutrophisation des milieux aquatiques, etc. Une étude universitaire révèle que les excréments des 2,81 millions de visons élevés aux Etats-Unis en 1999 ont produit près de 1 000 tonnes de phosphore que l’on retrouve dans l’écosystème. L’énergie nécessaire pour produire un manteau en véritable fourrure d’animaux d’élevage est vingt fois supérieure à celle nécessaire pour produire l’équivalent en synthétique.
Piégeage ou élevage : même cruauté
Sur un plan éthique et de respect du vivant, on est là aussi loin du compte. Oui, les fermes d’élevage fournissent la plus grande partie des animaux, mais le piégeage représente 15 % des 50 millions d’animaux nécessaires chaque année à la fabrication des manteaux et autres vêtements. L’industrie de la fourrure a beau « s’acheter » une bonne conduite avec le label Origin AssuredTM qui garantit depuis 2006 la provenance de pays disposant de lois défendant le bien-être animal, s’associer aux gouvernements pour faire évoluer les règles, mettre en place des accords sur les conditions de piégeage, travailler avec des scientifiques à des pièges ou des systèmes d’abattage plus « humains »… le bien-être des animaux n’est pas, et ne peut être respecté dans les élevages. Les conditions de piégeage, quelle qu’elles soient, conduisent inéluctablement à l’agonie atroce, et plus ou moins longue, de l’animal. Pour que les conditions de bien-être soient appliquées, cela suppose la disparition des élevages et des systèmes de piégeage.
C’est la position que défend One Voice par ses campagnes.
40 millions de visons tués en 2006 et 7 millions de renards pour l’industrie de la fourrure
(Source : http://www.futura-sciences.com)
Combien dans mon manteau ?
Pour fabriquer un seul manteau, plusieurs peaux sont nécessaires, et donc plusieurs animaux :
12-15 lynx
10-15 loups ou coyotes
15-20 renards
60-80 visons
27-30 ratons laveurs
10-12 castors
60-100 écureuils
DES MARQUES PILE POIL
Certaines marques ne proposent aucun vêtement ou accessoires intégrant de la fourrure :
Bershka, C&A, Camaïeu, H&M, Helly Hansen, La Redoute (à partir d’avril 2007), Mango, Massimo Dutti, Pimkie, Polo Ralph Lauren, Promod, Pull & Bear, Stradivarius, Vivienne Westwood, Zara.

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1. Chiens et chats exploités pour leur fourrure
2. La lente agonie de l’animal pris au piège
3. L’élevage : un concentré de souffrances
4. Une industrie en plein boom
5. Une législation incapable de préserver le bien-être animal



















Domeniconi
le 16 mai 2012 à 00h26Que ça se termine au plus vite!
praleen
le 6 décembre 2011 à 21h33Hélas pour Mango, c’est faux, je viens de voir une doudoune dans leur magasin dont la capuche, est en Racoon, ou raton laveur.
Vadcard Ch
le 18 novembre 2011 à 16h48S’il faut la cruauté pour la beauté…. je m’y opposerai toute ma vie ! STOP aux souffrances !