Le samedi 20 mars, à Lyon : La petite voix de la souris blanche se fera entendre

souris dans un  laboratoire (photo 5)
Le 20 mars à Lyon, One Voice organise un cercle de silence en faveur des souris utilisées dans les laboratoires. Leur souffrance, pourtant bien réelle, passe inaperçue. Il est temps que leur petite voix aussi soit entendue !






La souffrance des souris, pourtant sacrifiées en masse dans les laboratoires, ne touche personne. En 2004, sur 2,3 millions d’animaux utilisés, il y avait 1,5 million de souris. Le gouvernement prévoit maintenant d’augmenter leur nombre. Parce que leur sort aussi est digne d’intérêt, parce que leur souffrance ne doit pas être occultée, One Voice organise un cercle de silence à Lyon, le samedi 20 mars, place Saint-Jean à 15 h.

Les souris sont considérées comme du matériel dans les laboratoires. Elles sont l’objet de sélections génétiques intensives. Aujourd’hui, un laboratoire peut, en fonction de ses « besoins », commander des souris avec un profil génétique précis. Ainsi, depuis près d’un siècle, on utilise massivement des souris de lignées « pures » (homozygotes pour tous leurs gènes) en immunologie et en génétique. Les manipulations génétiques ont aussi fait apparaître des souris quasi-chimériques : nues (sans poils), naines, obèses, frissonnantes, au pelage à rayures noires et blanches (« grâce » à la fusion embryonnaire) et même des souris stargazer (la tête tournée vers le haut suite à une torsion héréditaire du cou)… D’autres sont porteuses de maladies rares, de déficit immunitaires, de gènes mutants ou de gènes humains ! On peut même les breveter, tant leur condition d’objet est acquise.


Pourtant, malgré toutes ces manipulations, les souris demeurent des êtres sensibles, qui ressentent la souffrance et même des émotions. Des chercheurs de l’Université de McGill ont ainsi montré en 2006 que des souris qui cohabitaient depuis au moins 3 semaines faisaient preuve d’empathie les unes envers les autres. Lors de stimuli douloureux, elles souffrent d’autant plus qu’elles sont témoins de la douleur de leurs proches…
 

Muriel Arnal, présidente de One Voice, déclare : « Les souris ne doivent plus souffrir dans l’indifférence générale. Ce sont des êtres sensibles et sentients. Rien ne justifie l’utilisation qui en est faite dans les laboratoires. Il est temps d’entendre leur voix et de se rappeler que ce ne sont ni des objets ni des outils. Protéger le plus petit, le plus vulnérable, le plus oublié et le faire entrer dans notre cercle de compassion, c’est le geste ultime d’une mansuétude véritable. Les souris ont droit au respect au même titre que les individus d’autres espèces. »

 

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