Une affiche jugée trop violente...
À l’initiative du Comité radicalement anti-corrida (CRAC), en partenariat avec One Voice et la Société nationale de défense des animaux, avec l’appui d’autres associations, représentant neuf pays d’Europe et le Vénézuela, une campagne d’affichage contre la corrida a été organisée à Marseille, les 13 et 14 octobre. Les Marseillais doivent se mobiliser contre les tentatives d’introduction de la tauromachie dans leur ville.
L’affiche a été censurée quatre fois, refusée par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité qui la jugeait trop violente, montrant trop de sang, ce qui risquait de choquer les enfants. Ces mêmes enfants qui peuvent aller gratuitement voir des corridas dans de nombreuses villes du sud de la France.
Cette affiche a été présentée lors d’une conférence de presse, le 15 octobre, en présence de la députée Muriel Marland-Militello, à l'origine d’une proposition de loi pour l’abolition des corridas.



Refuser la barbarie
La campagne a débuté quelques jours avant la fiesta des Suds à Marseille qui n’a pas connu de corridas depuis 1962. Or, après un demi-siècle d’interruption, certains n’ont qu’une idée : réintroduire la barbarie dans la cité phocéenne.
Une capea avait été interdite en 2005 par arrêté municipal. Ce fut aussi le cas en 2008 pour une course camarguaise. D’après la jurisprudence récente, il suffit d’organiser n’importe quelle activité tauromachique pour pouvoir invoquer ensuite la tradition et installer la torture codifiée que représente la corrida.
La loi autorise les sévices graves et les actes de cruauté
Cette campagne d’affichage est l’occasion de soutenir de toutes nos forces la proposition de loi n° 228 que la députée des Alpes-Maritimes Muriel Marland-Militello a déposé pour la seconde fois en septembre 2007, et qui a déjà recueilli le soutien officiel de 51 députés de toutes sensibilités politiques, dont des élus du Sud : Jean-Marc Roubaud dans le Gard, François Calvet dans les Pyrénées-Orientales, Maryse Joissains-Masini et Éric Diard dans les Bouches-du-Rhône, Catherine Lemorton en Haute-Garonne et Lionnel Luca dans les Alpes-Maritimes.
Cette proposition de loi demande la suppression de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal, qui tolère de manière anachronique les « sévices graves et les actes de cruauté » sur les taureaux et les coqs, sous couvert de tradition. Elle est visible sur le site de l'Assemblée nationale :
http://www.assembleenationale.fr/13/dossiers/sevices_graves_animaux_domestiques.asp
Pour l’interdiction des corridas
Mme Marland-Militello vient de saisir les Présidents Bernard Accoyer et Jean-François Copé afin que sa proposition de loi soit inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
One Voice souhaite que la France ait le courage d’interdire les spectacles tauromachiques. Bien des pays réfléchissent à la nécessité de légiférer contre toutes les formes de violence. Cette aspiration de la société actuelle est aussi forte que la prise de conscience écologique.
Qu’elle touche les animaux, les humains ou la nature, le germe de la violence est le même. Ça n’est plus à démontrer. Cette violence doit absolument être combattue, sous toutes ses formes. Commencer par l’abolition de divertissements barbares est d’une logique évidente.
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