Forestwatch en action : sur le terrain avec la cellule antibraconnage

saisie de la cellule anti-braconnage en Inde (photo 1)
La cellule antibraconnage Forestwatch a pour mission de sauver les ours et démanteler les réseaux de braconniers et de trafiquants. En quelques années son action a permis de mettre un terme à la tradition ancestrale des montreurs d’ours. Aujourd’hui, l’équipe s’attaque à de nouveaux trafics, comme celui des peaux de léopard. Plongée en images au cœur de l’action de la cellule antibraconnage.




Une loi répressive

C’est en 2002 que One Voice, en association avec l’ONG Wildlife SOS, imagine une cellule antibraconnage pour lutter contre la tradition des ours « danseurs ». D’autres trafics se sont développés en parallèle, malgré une loi très répressive datant de 1972, et contribuent à l’extinction de l’espèce des ours lippu en Inde : ceux de la bile et de la viande d’ours très prisées sur le marché du sud-est asiatique. Une lourde amende et la prison sont pourtant le lot de ceux qui se font prendre.

Infiltrer les réseaux
Travaillant en étroite collaboration avec les instances gouvernementales et les autorités locales, la cellule antibraconnage s’appuie sur un travail d’investigation, souvent de longue haleine, et un réseau d’informateurs qu’elle a sélectionnés et formés, la plupart du temps d’anciens braconniers ou trafiquants repentis qui connaissent bien le terrain. Pour infiltrer les réseaux, l’équipe doit régulièrement se faire passer pour des trafiquants ou des acheteurs potentiels. Lorsqu’un réseau est démantelé, ce sont les autorités locales qui procèdent aux arrestations et décident du sort des oursons sauvés. Forestwatch demande, autant que possible, à ce que les oursons lui soient confiés pour qu’ils vivent des jours heureux dans l’un de ses sanctuaires.

                                                             

Informer, former

Grâce à One Voice, l’équipe de Forestwatch dispose des moyens techniques nécessaires à son action (ordinateurs, téléphones portables, pda, etc.). En plus de son travail sur le terrain, qui passe aussi par l’information, la cellule antibraconnage forme des policiers, des forestiers, et d’autres agents techniques à l’intervention sur le terrain. Ses biologistes, enquêteurs, informateurs analysent les données des trafics afin d’anticiper les tendances…

Mettre au jour d’autres trafics
La conjonction de la volonté des instances gouvernementales indiennes et de l’action de Forestwatch a permis de lutter efficacement contre le braconnage et le commerce illégal des ours en Inde. La prise en compte de la grande pauvreté et la mise en place d’un programme de reconversion professionnelle pour les Kalandars, acceptant de rendre leur ours, ont contribué à éradiquer totalement la tradition des ours « danseurs ». Aujourd’hui, la cellule antibraconnage est confrontée à d’autres trafics, souvent mis au jour lors de ses opérations sur le terrain. Le commerce des peaux de léopard, par exemple, autre espèce menacée.

 



Un sauvetage historique : préliminaire (1/5). voir la video

Un sauvetage historique : la police entre en action (2/5). voir la video

Un sauvetage historique : cellule de crise (3/5). voir la video

Un sauvetage historique : un procès très médiatisé (4/5). voir la video

Un sauvetage historique : mission accomplie pour Forestwatch (5/5). voir la video

Le sanctuaire de la vie. voir la video

Démanteler de nouveaux trafics. voir la video
 









 

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