« La production de foie gras engendre des souffrances physiologiques et éthologiques aux palmipèdes. C’est un fait. La vraie question est de savoir si on l’accepte ou pas… » Par cette phrase, le Dr vétérinaire Yvan Beck, s’exprimant ainsi dans un article en réponse à la question « Le gavage est-il indolore ? », pose les termes du problème du gavage. D’autant plus, que l’augmentation constante, notamment dans l’Hexagone, de la consommation de foie gras entraîne, ces dernières années, le développement de centres d’élevage et de gavage industriels dont les conditions de vie et les méthodes, inadaptées aux palmipèdes, participent, ô combien, aux souffrances déjà grandes de ces animaux.
Suite à un rapport du Comité scientifique pour la santé et le bien-être des animaux, la Commission européenne avait d’ailleurs pris des dispositions pour encadrer cette pratique. Contrairement à nombre de pays européens qui sont allés au-delà des recommandations de l’UE en interdisant le gavage sur leur territoire (Pologne, Royaume-Uni, Allemagne, Suède, Finlande, etc.), la France a non seulement repoussé l’entrée en vigueur des nouvelles règles définies par le Conseil de l’Europe, mais a, de plus, réussi à faire entrer le foie gras au « patrimoine culturel et gastronomique protégé en France ». Plaçant de fait cette pratique en dehors du champ d’application de la réglementation européenne.

Pour One Voice, les conséquences directes et induites du gavage sont telles qu’il faut interdire cette tradition culinaire en France. L’association en appelle à la conscience du public pour qu’il refuse d’acheter et de consommer du foie gras et ses sous produits (magrets, graisse d’oie, etc).
La production de foie gras engendre des souffrances physiologiques et éthologiques aux palmipèdes. C’est un fait. La vraie question est de savoir si on l’accepte ou pas…

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Le marché du foie gras
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