La pêche : un loisir cruel qui s’ignore

prise d'une truite (photo 1)
Dans sa campagne pour des loisirs sans violences, One Voice n’oublie pas la pêche qui rassemble encore deux millions d’amateurs en France.

 

La pêche de « loisir »
Après s’être acquitté du paiement des taxes en vigueur, tout le monde peut pêcher. Aucune formation ne vient encadrer cette pratique, bien que des ateliers aient été mis en place pour ceux qui souhaitent s’informer. Dans la pêche de loisirs, certains conservent le poisson pour le manger ou le donner, d’autres le remettent à l’eau après l’avoir capturé. Comme pour la chasse, il existe une « saison de pêche » en dehors de laquelle il est interdit de pêcher.

Pêche et environnement
Les pêcheurs se disent – eux-aussi ! – les meilleurs défenseurs de l’environnement. Il est vrai que, contrairement à la chasse, les pêcheurs ne bougent pas et ont souvent leurs « coins » qu’ils évitent donc bien évidemment de souiller. Mais leur impact environnemental est pourtant loin d’être nul. Par les plombs qu’ils utilisent pour lester leurs lignes, et qu’ils perdent régulièrement, ils contribuent à la pollution de l’eau et des organismes qui y vivent par les métaux lourds : comme pour la grenaille des chasseurs, les poissons et de nombreux oiseaux avalent les plombs et en meurent. Les pêcheurs eux-mêmes prennent des risques en mangeant de la chair ainsi intoxiquée. Le Parlement Européen a d’ailleurs encouragé les Etats Membres à remplacer les plombs des équipements de pêche dès 2007. En outre, la pression sur les espèces menacées est belle et bien existante, en particulier concernant la pêche en mer.

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La souffrance du poisson en question
La question du ressenti de la souffrance par les poissons a été l’objet de vives discussions en 2003, quand une équipe de l’Institut Roslin et de l’Université d’Edimbourg a montré, expérience à l’appui, que les truites arc-en-ciel ressentaient la douleur. Un autre chercheur, de l’Université du Wyoming, nie cette possibilité en arguant l’absence de néocortex chez les poissons. En réalité, si l’absence de néocortex implique un traitement différent de la douleur par le cerveau, elle ne signifie pas que les poissons n’ont pas « mal ». Et les circonstances où un poisson est susceptible de souffrir au cours d’une action de pêche sont nombreuses. Avec un hameçon fiché dans le palais ou dans l’estomac, et même s’il est relâché, le poisson est blessé. Certains repartent avec l’hameçon et meurent étouffés. Quant à ceux qui sont conservés par le pêcheur, ils peuvent suffoquer dans un peu d’eau, entassés avec d’autres victimes, mourir lentement d’asphyxie, ou même être vidés vivants… Le manque de compassion pour ces êtres vivants est inacceptable. Quel exemple et quel entraînement pour les enfants autorisés à la pratiquer, que la mise à mort banalisée des faibles et des sans défenses ?  Sur la voie de la non-violence, chère à One Voice, c’est le respect de toute vie qui est primordial...

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