Le Zimbabwe vend ses animaux sauvages

portrait d'un éléphanteau (photo 1)
Le Zimbabwe pille ses parcs nationaux de leurs animaux sauvages pour alimenter les zoos de Corée du Nord, et bientôt d’ailleurs. One Voice vous invite à demander au gouvernement zimbabwéen d’abandonner ce projet.

 

Un projet scandaleux
Le Zimbabwe a accepté de vendre des éléphants, des girafes, des zèbres et d'autres animaux sauvages (chacals, damans des rochers, singes, hyènes tachetées, phacochères, poissons silures) à la Corée du Nord, a indiqué, le 19 mai 2010, le directeur zimbabwéen des parcs nationaux, Vitalis Chadenga. Selon lui, les Nord-Coréens sont à même de prendre convenablement soin de ces animaux provenant d’un commerce « légitime ». Le Zimbabwe promet d'envoyer des observateurs dans les zoos nord-coréens pour s'assurer du bon traitement réservé aux animaux.


Des bébés éléphants séparés de leur mère
Capturés dans le parc national d’Hwange, deux spécimens de chaque espèce, dont un couple d’éléphants âgés d’à peine 18 mois, devraient donc être envoyés prochainement en Corée du Nord.
Pourtant, pour pouvoir intégrer la culture complexe propre à leur espèce, les jeunes éléphants ont besoin de leur mère jusqu’à l’âge de 4 ans. C’est à cette condition qu’ils pourront vivre en harmonie avec leurs congénères et dans leur environnement.
Dans les années 80, le Zimbabwe avait envoyé des rhinocéros en Corée du Nord. Selon le journal zimbabwéen The Standard, ils sont morts quelques mois après leur arrivée.


Enfermés dans des zoos pour y dépérir
Selon M. Chadenga, cinq autres pays – dont le Mozambique et le Japon – ont déjà adressé des demandes similaires au Zimbabwe.
Les défenseurs des animaux veulent stopper ce projet insensé, qui consiste à enlever de leur milieu naturel des animaux pour les enfermer dans des zoos. Les animaux arrachés à leur environnement n’ont aucune chance d’y mener une vie sereine. L’enfermement entraîne chez eux de graves troubles du comportement, même chez ceux qui naissent en captivité. Les conditions de vie dans ces lieux sont incompatibles avec leurs besoins élémentaires. Le stress de la capture et du transport ne fait qu’aggraver les choses.
Nos arguments devraient être d’autant plus entendus que la Corée du Nord doit faire face à une grave crise économique et que ses habitants ont les plus grandes difficultés à manger à leur faim. L’avenir de ces animaux semble d’ores et déjà plus que compromis. Ils sont voués à dépérir dans les zoos et à y mourir faute de soins adaptés, voire de moyens financiers.


Agir
Pour empêcher la capture et la vente d’animaux sauvages par le Zimbabwe, vous pouvez écrire courtoisement à Morgan Tsvangirai, premier ministre zimbabwéen du président Mugabe : site Internet www.zimbabweprimeminister.org, cliquez sur « Contacts ».
Comme One Voice, demandez-lui de suivre l’exemple des autres pays africains qui refusent de vendre leur faune sauvage à l’industrie de la captivité.

 

 

 

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