Trois accidents mortels en trois semaines

portrait d'un chasseur (photo 1)
La chasse en France menace la sécurité publique : trois personnes ont été tuées par des chasseurs dans les trois semaines qui ont suivi l’ouverture. Les humains et les animaux blessés ou tués se compte par milliers chaque année. One Voice demande l’instauration du dimanche sans chasse pour que les amoureux de la nature puissent s’y promener en toute tranquillité.

 

Une saison qui commence fort
Dans la Drôme, deux randonneurs, un père et son fils adolescent, ont été blessés par des coups de fusil de chasseurs le 14 septembre, jour de l’ouverture de la saison de chasse 2009-2010. Ils ont dû être hospitalisés. Au 7 octobre, on comptait déjà trois accidents de chasse mortels : un adolescent pris pour un lièvre par son grand-père en Eure-et-Loir, un chasseur et son chien abattus d’une seule balle par un autre chasseur dans le Jura et, en Corse, un rabatteur tué par son co-équipier.

Les chasseurs plus dangereux que les chiens
Quelque 170 personnes sont blessées par des chasseurs pendant chaque saison de chasse. Une vingtaine en meurt. C’est bien plus que le nombre de personnes tuées par des chiens (une vingtaine en vingt ans). Pourtant cela ne déclenche aucune campagne médiatique.
Il faut ajouter à cette liste tous les animaux de compagnie pris pour cibles, conduits chez les vétérinaires le dimanche après-midi (jour privilégié des accidents de chasse), les chevaux, bovins… présents dans les champs et, bien sûr, les premières victimes de cette activité, les milliers d’animaux sauvages abattus chaque année. Certains de ces animaux appartiennent à des espèces protégées, comme Cannelle, la dernière ourse française de souche pyrénéenne, abattue par un chasseur en 2004.

Respecter les droits des non chasseurs
Les amoureux de la nature, non chasseurs, sont en danger pendant la saison de chasse. One Voice rappelle que la grande majorité des Français désapprouvent cette activité, pratiquée par 1,4 million de personnes qui imposent leur dangereux « loisir » aux non chasseurs. Le nombre de pratiquants étant en diminution constante depuis plusieurs années, les instances de la chasse ont demandé et obtenu l’autorisation de chasser pour les mineurs. C’est ainsi que l’on peut maintenant devenir un « gestionnaire de la faune sauvage » dès 15 ans.

L’insécurité liée à la chasse doit cesser
Avec l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS), One Voice dénonce l’insécurité liée à la chasse et le laxisme des autorités, et demande l’instauration d’un jour sans chasse – le dimanche. Un jour de paix pour que les humains, les animaux et la nature soient protégés de la violence des armes à feu.

L’ASPAS envoie gratuitement son dépliant qui explique les périodes et les dangers de la chasse sur demande écrite : ASPAS, BP 505 26401 Crest Cedex.

 

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