La planète connaît aujourd’hui un développement sans précédent de la violence économique. Partout, la vie est en danger. Face à cette urgence planétaire, One Voice réagit en lançant le mouvement J’écoute ma conscience.
Les modes de consommation en question
Les habitudes consuméristes des populations des pays les plus riches ont évolué vers une hyperconsommation irraisonnée. Il faudrait plusieurs planètes comme notre terre pour que chaque humain accède au niveau de vie d’un Européen ou d’un Américain. Et le résultat est là : pour y répondre, les terres sont épuisées, les populations les plus pauvres sont affamées, les animaux maltraités et massacrés, l’environnement pollué… Le profit et plaisir immédiat sont devenus une priorité, sans que même l’éthique soit interrogée. La personne humaine est devenue part de marché. L’individu est transformé en « turboconsommateur » aveuglé par les désirs que l’on a créé pour lui, conduisant à sa perte la planète toute entière.
Les gestes écocitoyens pour le respect de toute vie
Gandhi prônait déjà, il y a quelques décennies, de « vivre simplement pour que tout le monde puisse simplement vivre »… De la même façon, l’objectif du mouvement est que chacun prenne rapidement conscience de l’urgence à développer la fraternité planétaire, c’est-à-dire la paix élargie à tous les êtres vivants. C’est la seule voie possible pour assurer un avenir à la planète et ses habitants, humains et animaux. Plus encore, et dans la lignée de la « simplicité volontaire », chacun gagnera à refuser d’être un forçat du travail et de la consommation. Il existe une alternative à l’esclavage de l’idéologie de la consommation et de la technique. Privilégier le temps de vivre à l’argent et aux possessions matérielles est essentiel. Il faut pour cela reconsidérer notre mode de vie et nous ouvrir aux alternatives existantes en privilégiant des marques, des labels et des activités respectueux de toute vie. Autrement dit, vivre en conscience.
Une idée force : la non-violence
J’écoute ma conscience est un mouvement centré sur l’éthique. L’action qui en découle vise à développer le principe de la non-violence en rapport avec le respect de toute vie, chère à Albert Schweitzer et Théodore Monod.
La non-violence est une voie de sagesse et d’action politique, capable de relever des défis. Respecter toute vie, s’affranchir de tout pouvoir de domination du plus fort sur le plus faible est une voie possible de sagesse pour sortir de l’impasse où nous entraînons tous les êtres vivants. La voie de la non-violence est celle où se sont engagés ceux qui se sont battus pour de nobles causes, modifiant à jamais le cours de l’Histoire, tels Gandhi ou Martin Luther King et actuellement Aung San Suu Kyi, détenue depuis plusieurs années en résidence surveillée, en Birmanie.
L’objecteur éthique
Parce que ce sont les actions individuelles qui, de plus en plus, sont à l’origine des transformations sociales, il est du pouvoir de chacun de déclencher « l’effet papillon » pour parvenir à la concorde planétaire. J’écoute ma conscience revendique l’objection éthique à la violence économique. L’objecteur éthique refuse d’être le complice passif de l’exploitation humaine, animale, environnementale. Il affirme ainsi sa liberté de conscience et son humanité. L’obtention d’un statut juridique de l’objecteur éthique permettra d’obtenir une dérogation automatique à son titulaire et de vivre ainsi conformément à ses principes de non-violence.
Un premier geste d’urgence planétaire
Face à la situation dramatique de la planète, J’écoute ma conscience propose un premier geste de conscience planétaire à mettre en œuvre dans l’urgence : Diminuer la consommation de viande. Les plus éminents comités scientifiques de la planète, tels que la FAO, l’OMS ou le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) désignent l’élevage intensif et la production de viande comme principales causes du réchauffement climatique. Tous nous incitent à diminuer notre consommation de viande voire à adopter un régime végétarien. Jonathan Porritt, président de la Commission pour le développement durable du gouvernement britannique, désigne même la consommation excessive de viande comme l’une des plus graves menaces pour la survie de l’humanité à long terme…
Pouvoir faire le choix de vivre conformément à l’éthique sans pour autant être en opposition avec la loi est un droit opposable à l’Etat. C’est une liberté fondamentale.
J’écoute ma conscience et j’objecte à la violence économique générée par la production de la viande.
Je passe à l’action civique en réduisant ou en supprimant la consommation de viande dans mon alimentation.
Je déclenche ainsi « l’effet papillon» pour apporter des solutions au réchauffement climatique, aux graves problèmes environnementaux de la pénurie et de la pollution de l’eau, de la déforestation, de la faim dans le monde et de la souffrance animale.
![]() | ![]() |
___________________________________________________________________________________
1. Au cœur de l’urgence planétaire, le mouvement J’écoute ma conscience
2. Opération Arbre de vie pour des forêts debout




















