Inti Wara Yassi, l’espoir des animaux sauvages de Bolivie

Le 2 octobre prochain, l’organisation bolivienne Inti Wara Yassi entrera dans le cercle de silence organisé par One Voice à Paris pour témoigner des conséquences dramatiques des activités humaines sur la faune sauvage. Ses trois refuges sont, pour les animaux de Bolivie, l’unique espoir de renouer un jour avec la vie qui aurait dû être la leur. Coup de projecteur.

En Bolivie, comme ailleurs, les animaux sauvages sont traqués, capturés, maltraités pour le commerce, les loisirs, etc. Et ce, malgré les lois qui en interdisent le trafic. La grande majorité des animaux saisis sont voie de disparition, bénéficiant pourtant d’une protection au niveau international. Ils sont les proies des hôtels, des cirques et même des particuliers qui les achètent au marché noir pour « décorer » leur maison ou distraire les touristes.

Animaux dénaturés
Capturés la plupart du temps dès leur plus jeune âge, après que leurs parents aient été tués, les animaux sont condamnés à vivre dans des conditions déplorables, enfermés dans de petites cages ou attachés à un arbre à longueur d’année à la merci de toutes les intempéries. Sous alimentés, ils sont aussi l’objet de maltraitances. Les animaux sont souvent très mal en point, présentent des comportements stéréotypés et la plupart n’ont plus rien de leur nature sauvage. Chasser, chercher la nourriture, se déplacer d’un arbre à l’autre, trouver un refuge… autant d’activités qu’ils sont incapables de réaliser.

Protéger la vie sauvage et le milieu naturel
C’est dans ce contexte qu’est née l’organisation Inti Wara Yassi.
Communauté de volontaires créée par Juan Carlos Antezana, celle-ci s’est donnée pour mission de libérer les animaux sauvages des geôles humaines et de les réhabiliter à la vie en pleine nature. Pour les accueillir en toute sécurité, ils ont construit le tout premier refuge de Bolivie, au pied de la Cordillère des Andes. La communauté mène également des campagnes d’éducation auprès des peuples indigènes, les jeunes générations notamment, afin de les sensibiliser à la cruauté du commerce de la vie sauvage et à la nécessité de protéger leur milieu naturel. Aujourd’hui, ils sont d’ailleurs, avec les animaux, les premières victimes de la déforestation, des réseaux routiers, etc. qui détruisent leur habitat et les ressources nécessaires à leur survie.

Réapprendre la liberté
La situation est telle que Inti Wara Yassi autogère et autofinance actuellement trois refuges accueillant plus d’un millier d’animaux, singes, perroquets, rapaces, pumas, jaguars, tortues, coatis, entre autres. La poignée de bénévoles permanents est aidée de volontaires du monde entier qui se relaient et mettent leur savoir-faire au service de l’un des refuges pendant une quinzaine de jours, au minimum, jusqu’à quelques mois. Soins, nourrissage, nettoyage des enclos, promenades, rééducation à la vie sauvage… les humains accompagnent les animaux dans leur, parfois long, apprentissage de la liberté. Ceux qui sont trop abîmés par la captivité trouvent au refuge un lieu de paix et sont entourés de l’attention dont ils ont été privés très tôt.

Une même philosophie
One Voice soutient l’action de Inti Wara Yassi dont le nom tiré de trois langues indigènes évoque sans équivoque la liberté et la lueur d’espoir dans un horizon encore sombre. Avec « Soleil, étoile, lune » (nom en français), One Voice partage une même philosophie : « aucun animal ne devrait être maintenu en captivité ».

 


Voir la vidéo :

Bienvenue chez Inti Wara Yassi


 

 

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