Les animaux venus des pays de l’Est ne répondent pas aux exigences réglementaires. Pour pouvoir être introduits en France, il leur faut donc de faux papiers. Ce qui ne pose pas vraiment de problème tant ce réseau est bien organisé.
La réglementation belge et espagnole donne un coup de pouce aux trafiquants
Le passage par la Belgique ou l’Espagne permet d’européaniser les chiots en blanchissant leurs papiers. L’opération de blanchiment se déroule selon plusieurs étapes. Les chiots quittent les pays de l’Est vers l’âge de 6 à 8 semaines avec des carnets de vaccination tchèques, slovaques, hongrois, polonais. Ces chiots sont acheminés vers des centres de transit belges ou espagnols. Ensuite, avec le concours d’un vétérinaire local, leurs papiers d’origine sont remplacés par des documents belges ou espagnols, ce qui permet de pouvoir les exporter en France. Il suffit que les chiots aient huit semaines – au moins sur les papiers ! – pour pouvoir circuler d’un Etat à l’autre. Il ne reste plus, une fois en France, qu’à leur donner des papiers français…
Un certificat falsifiable
En Espagne, pour faire rentrer un chien ou un chat, il faut que l’animal dispose d’un certificat établi depuis moins de 10 jours par un vétérinaire officiel indiquant l’identification et la provenance de l’animal. Un examen clinique des animaux est pratiqué afin de s’assurer de leur bon état de santé. En outre, un certificat de vaccination antirabique doit être en cours de validité pour les animaux de plus de 3 mois. Mais en payant le prix, des faux sont possibles…
Une réglementation sanitaire plus souple depuis 2005
Jusqu’en 2005, la législation belge était plus souple que la réglementation française ce qui incitait les trafiquants à transiter par ce pays. En effet, la Belgique permettait l’importation de chiots et de chatons en provenance de pays tiers (pays extracommunautaires) non indemnes de la rage dès l’âge de 11 semaines alors que la réglementation française ne l’autorisait qu’à partir de 28 semaines. Elle était également moins regardante en ce qui concerne les vaccins puisque seuls ceux contre la rage et la maladie de Carré étaient obligatoires, alors qu’en France les vaccins contre la parvovirose, la leptospirose et l’hépatite contagieuse l’étaient aussi. Désormais, par l’arrêté du 20 mai 2005, seul celui contre la rage reste obligatoire. Les conséquences de cet assouplissement de la réglementation ne sont pas encore connues…
Le passage des frontières simplifié !
Avec l’ouverture de l’espace Schengen, la circulation des animaux est simplifiée. Rares sont les contrôles des papiers et des certificats sanitaires, bien que la législation diffère d’un pays à l’autre. La mise en place d’un passeport européen et l’uniformisation des réglementations est en cours depuis 2004. Au niveau européen, seule la vaccination contre la rage est obligatoire. Il suffit donc pour les trafiquants d’utiliser le pays dont la législation est la plus souple et dont les frontières sont les moins strictes comme porte d’entrée…

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Le certificat vétérinaire est monayable
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Le flou des contrôles aux frontières
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