Éléphants : il faut arrêter le massacre

Janvier 2013. En 2011, plus de 25 000 éléphants ont été tués. Le trafic d’ivoire bat son plein comme le démontre les saisies qui n’ont jamais été aussi élevées. À l’approche de la prochaine conférence de la CITES en mars 2013, One Voice se mobilise pour que cesse enfin ce massacre.

Saisies record
En 2011, plus de 38 tonnes d’ivoire ont été saisies dans le monde, un triste record. Selon les spécialistes, plus de 25 000 éléphants ont été tués pour alimenter ce trafic sanglant. En Afrique centrale, les populations d’éléphants de forêt sont fortement touchées et l’espèce risque de disparaître dans les prochaines années si le carnage continue.

Crime organisé
En Janvier 2012, des centaines d’éléphants ont été tués dans le parc national de Bouba Ndjidah, au Cameroun. Ce massacre d’une ampleur jamais égalée a été perpétré à l’aide d’armes de guerre : AK47 et lance-roquettes, rappelant d’autres massacres au Tchad en 2006 ou plus récemment dans le parc de la Garamba en RDC, où les 22 éléphants ont été abattus par balle depuis un hélicoptère. Ces scènes de crime n’ont jamais été si nombreuses et démontrent que l’appétit pour l’ivoire n’a jamais faibli quelque soient les mesures – souvent tièdes – mises en place depuis le moratoire en 1989. Moratoire brisé par de nombreux pays qui, en légalisant le commerce de l’ivoire, ont ouvert la boîte de Pandore. Ces décisions dramatiques ont permis aux trafiquants de dissimuler l’ivoire obtenu « illégalement » derrière les quotas d’abattage « légaux » d’éléphants.

Après les diamants de sang, l’ivoire de sang
Véritable aspirateur à ivoire, l’industrie d’objets religieux (amulettes et icônes), basée en Asie – Chine et Philippines principalement –, fait exploser la demande et pousse à toujours plus de massacres, particulièrement en Afrique. Désormais, ce sont des groupes armés, factions rebelles et armée régulières qui participent à ce grand massacre. À Garamba, en RDC, les coupables sont à rechercher du côté de l’armée régulière ougandaise. Dans le parc de Bouba Ndjidah, ce sont les milices Janjawids du Soudan pour qui cet ivoire représente de l’argent facile. Il faut savoir que le kilo d’ivoire atteint plus de 1500 euros dans les rues de Pékin ! Désormais, les éléphants – comme d’autres animaux emblématiques, gorilles, antilopes ou hippopotames – représentent une véritable manne financière.

Frontières et lois poreuses
La circulation de l’ivoire est malheureusement facilitée par la corruption, rendant de nombreuses frontières hautement poreuses. De plus, l’obtention de papiers « légaux » pour de l’ivoire totalement illégal est chose aisée en Asie et en Afrique centrale, pourvu que la liasse de billets obtenue en échange soit suffisamment épaisse. Face à cette situation dramatique, One Voice se mobilise pour que l’éléphant retrouve son statut d’espèce intégralement protégée et dont le commerce est totalement interdit lors de la prochaine réunion des parties de la CITES en mars prochain.

L’avenir de l’éléphant se joue en Thaïlande en mars prochain
Le terrible échec de la légalisation du commerce de l’ivoire dans certains pays n’est pas seulement scandaleux mais s’est aussi avéré être un échec cuisant qui n’a fait qu’accélérer le massacre et l’arrivée de plus en plus d’ivoire illégal sur le marché. Or la Tanzanie a demandé à ce que la chasse pour des trophées et le commerce d’ivoire soient selon certaines conditions autorisés dans le pays. C’est inacceptable et cette proposition ne doit pas être votée en mars prochain. Nous devons nous mobiliser si nous ne voulons pas voir disparaître ces vénérables pachydermes.

Agir
One Voice lance un cri d’alarme. Aidez-nous à interpeler la CITES avant sa prochaine réunion en leur demandant de rétablir les trois espèces d’éléphants sur l’annexe I de la CITES au plus vite.

Contacts :
Organe de gestion de la convention de Washington en France :
Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et de logement,
Direction de l’eau et de la biodiversité
Sous-direction de la protection et de la valorisation des espèces et de leurs milieux
Email : cites@developpement-durable.gouv.fr

Secrétariat général de la CITES
John Scanlon
Email : john.scanlon@unep.org

Ambassade de la Tanzanie en France
Son Excellence,  Madame Begum Karim Taj
13, avenue Raymond Pointcarré
75116 Paris
email : ambtanzanie@wanadoo.fr

 

 

 

Commentaires
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    Gabriela Baldaia

    le 28 janvier 2014 à 02h28

    Elephants are sensitive, majestic creatures..
    Stop the barbaric practices

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    Virginia Mendez

    le 27 janvier 2014 à 04h30

    Éléphants : il faut arrêter le massacre!!!!!!!!

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    Anita Wisch

    le 22 octobre 2013 à 17h40

    We need to protect Elephants!