L’animal outil : des compagnons esclaves

Certains humains utilisent leur compagnon comme un outil. Dans certains cas, on peut même parler d’un véritable esclavage. Ils ne s’en rendent pas toujours compte, mais parfois ils en parlent comme d’objet, comme de matériel… One Voice dénonce ces pratiques immorales.

Un animal n’est ni un faire-valoir ni un outil. Il a droit de mener une vie conforme aux exigences de son espèce sans être condamné à travailler. En tant qu’humain, quel droit avons-nous d’obliger des chiens à attaquer, voire à mordre, pour défendre nos maisons, nos centres commerciaux ou nos bases militaires ? Quel droit avons-nous de leur faire risquer leurs vies pour sauver les nôtres dans des zones à risques ? Quel droit avons-nous de les conditionner, encore chiots, à assister des humains déficients, visuels ou physiques, après les avoir séparés brusquement de leur famille d’accueil et dressés sans ménagement ? Et, de manière plus générale, quel droit de les soumettre à des heures de soins corporels et d’exposition pour qu’ils gagnent des trophées et leurs chiots de la valeur ?

Comportement qui n’a rien de naturel
Parfois un loisir tel que l’agility, transforme la vie d’un chien en cauchemar. D’une activité permettant le renforcement des liens unissant chien et humain, certains font une compétition haute en stress, d’où la notion de plaisir a disparu, laissant place à la seule peur de l’échec. Mais il y a pire. Pour certaines disciplines, telles que le ring, ou pour les chiens de sécurité, certains dressent leur animal à devenir agressif : pour qu’il attaque les individus menaçants ou empêche quiconque d’approcher de quelque chose (parmi les objets retenus : une bicyclette, un sac ou… une poussette). Or, c’est un comportement qui n’a rien de naturel. Une chienne apprend à ses chiots non seulement l’inhibition de morsure (c’est-à-dire à contrôler la force de sa morsure) mais aussi l’ensemble des rituels qui précèdent l’attaque : chez les chiens, souvent l’intimidation est suffisante, nul besoin de faire couler le sang. Donc pour dresser les chiens au mordant, on doit d’abord les « reprogrammer » pour qu’ils ne soient plus des chiens équilibrés, mais des animaux dangereux et sans conscience, n’obéissant qu’à la voix de leur « maître ». Ce dressage est extrêmement violent et agressif, et donc inacceptable !

Apparence trompeuse
Pour la majorité des chiens concernés, dits de travail, le quotidien est loin d’être idéal. Il y a des exceptions comme la majorité des terre-neuve qui, sans aucun apprentissage, ont naturellement tendance à se jeter à l’eau pour porter secours et sont malheureux lorsqu’on les en empêche. Il est même important de laisser un comportement instinctif s’exprimer, au point que le renforcer est envisageable tant que le chien y prend plaisir. Toutefois, dès qu’il s’agit de contraindre, d’agresser, ou même de faire souffrir, il ne s’agit plus d’une activité tolérable mais bien d’une marque d’irrespect. One Voice s’oppose à ces pratiques à l’apparence bien souvent trompeuse mais non moins violentes.

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Commentaires
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    JF

    le 3 février 2013 à 04h56

    à Armel H : vous faites des conclusions pour le moins surprenantes !!!!!!! prenons l’exemple d’un labrador guide de non-voyant: regardez son conditionnement , son comportement , comme il est triste !!! tout le contraire d’un labrador normal , joueur , turbulent ……heureux!!!!!

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    Nooga

    le 31 janvier 2013 à 20h18

    Je ne trouve pas juste que l’on réduise les animaux, en particulier les chiens, à comme qui dirait à « l’esclavage » !!! Je n’aime pas du tout ceux qui s’en servent pour la police les pauvres s’ils se font tirer dessus, en plus s’il y en a qui meurent, on n’en parle jamais !!! Alors s’il vous plaît soutenez ONE VOICE !!

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    armel h

    le 3 mars 2012 à 16h11

    « Quel droit avons-nous de les conditionner, encore chiots, à assister des humains déficients, visuels ou physiques ? »

    Il me semble que vous passez complètement à côté d’un aspect de la réalité : la COOPÉRATION entre l’homme et l’animal.

    Si vous partez du principe qu’obtenir une aide est forcément synonyme de réduire en esclavage,
    alors effectivement aucune coopération n’est possible… mais alors, en toute logique, aucune coopération n’est possible non plus entre humains,
    et il faudra dénoncer les aides à domicile et la solidarité comme de l’esclavage.

    La plupart des personnes qui reçoivent l’aide d’un animal pour les assister ont de l’estime et de l’affection pour cet animal, et il se crée entre eux une relation réelle, une affection réelle, qui les grandit l’un et l’autre
    - réelle, et naturelle, hé oui, à moins que l’homme ne fasse pas partie de la nature ?

    Affirmer, sans nuance ni précision, que la relation entre l’homme et l’animal impliquant une aide obtenue de ce dernier,
    serait une relation contre nature,
    est une aberration au vu de l’Histoire : étant donné les âges auxquels remontent la coopération entre l’homme et le chien, ou l’homme et le cheval, ou l’homme et le chat,
    sur quoi se fonder,rationnellement, objectivement, pour la définir comme contre nature ?

    On voit au contraire qu’elle s’est mise en place progressivement et naturellement – comme d’ailleurs d’autres espèces coopèrent dans la nature.

    Ainsi, si on veut être honnête, rationnel, se fonder sur la réalité, sur les faits,
    on se trouve obligé de reconnaître le caractère naturel, et bon en soi, de la coopération entre deux espèces,

    mais de dénoncer les coopérations mal menées : par exemple si l’animal dont est obtenu une aide est maltraité (comme d’ailleurs on dénoncera de telles « coopérations » dévoyées entre humains).

    (on rappelle que le chien est un animal naturellement social qui aime naturellement le jeu)

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    MATHIEU Christine

    le 29 février 2012 à 16h53

    Et oui, que voulez-vous ? De nombreux humains considèrent les animaux comme des « meubles » ou des objets, sans coeur ni âme et ignorant la souffrance, et que l’on jette sans scrupule dans un coin ou pire dans une poubelle dès qu’on n’en a plus besoin ! Il en est ainsi également dans les laboratoires pharmaceutiques ou cosmétiques, ou dans les abattoirs, ou bien d’autres endroits de tortures (arènes de corridas par exemple). J’ai honte pour mon espèce !

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    VIGOUROUX France

    le 11 février 2012 à 18h02

    Le respect des animaux de compagnie passe par la non-contrainte. L’animal familier n’est pas un outil – dont les maîtres se servent à leur guise-, ni un esclave. Si on les aime (comme on le prétend), on ne doit pas les asservir et les traiter en esclaves, mais laisser parler leur instinct naturel. Bien souvent, ce dernier suffit (on a vu bien des cas) à sauver des vies humaines.