Les animaux sauvages ne sont pas des animaux de compagnie

Se servir d’un animal sauvage comme d’un animal de compagnie c’est le condamner à une vie de souffrances et s’exposer à de nombreux dangers. Pour One Voice, l’animal sauvage, quel qu’il soit, n’a pas vocation à devenir un objet d’affection, un faire valoir ou un gadget décoratif. Dans nos appartements ou nos jardins, iguanes, serpents, perroquets, araignées…, insidieusement appelés Nouveaux Animaux de Compagnie, ne sont pas à leur place.

Quel intérêt de prendre pour compagnon un crocodile, un python, un puma, un suricate… sinon celui de combler un besoin affectif ou de reconnaissance ? En effet, ces animaux, quels que soient les soins qui leur sont prodigués, ne se transformeront jamais en animal domestique, encore moins familier.

Condamnés à une mort certaine
Ce qui est indéniable, en revanche, c’est que ces animaux enfermés dans des cages, des terrariums ou autres aquariums, privés du contact de leurs congénères et du milieu naturel où ils ont l’habitude de s’épanouir, sont condamnés à une vie de stress et de souffrances, tant physiques que psychologiques. Quand ils réussissent à survivre à leur capture et aux conditions de transport, les animaux sauvages développent des comportements anormaux lorsqu’ils ne se laissent pas mourir. Le chien de prairie, par exemple, est la plupart du temps vendu seul alors qu’il vit en colonie. Il développe alors des troubles comportementaux qui se caractérisent par des crises de démangeaisons ou de l’agressivité.
Malgré tous les soins dont il entourera l’animal, l’humain peut lui aussi, souvent par méconnaissance, maltraité son animal, voire entrainer sa mort. C’est d’ailleurs le cas avec le meilleur ami de l’homme. Combien de propriétaires de husky, par exemple, savent que ces chiens sont euthermiques à 6 ou 7° C et donc qu’ils souffrent dans un appartement chauffé à 21° C?

Danger pour tous
Ne serait-ce que parce qu’ils n’ont pas l’habitude de côtoyer les humains, nombre de ces animaux sont dangereux pour l’homme. Le contact humain provoque chez l’animal un stress énorme qui peut être source de comportement inapproprié, violent. Posséder un animal sauvage fait donc courir de nombreux dangers, à la famille et parfois au voisinage. Coups, morsures, attaques sont monnaie courante. Quand l’animal s’échappe, ce sont les voisins, voire les populations, qui sont en danger. Ils sont aussi porteurs de maladies pouvant être fatales chez les êtres humains, comme diverses formes de salmonelle chez les reptiles, ou des hépatites chez les singes. L’inverse est également vrai, certains animaux pouvant succomber à la varicelle, à la rougeole ou la tuberculose.

Mise en péril des écosystèmes et de la biodiversité
Outre la maltraitance des individus, cet engouement pour les animaux sauvages ou exotiques, fait aussi courir un danger à la planète et met en péril la
biodiversité. L’UINC (Union Internationale pour la Conversation de la Nature) rapporte que chaque année 30 000 primates, 500 000 perroquets, de 400 à 500 millions de poissons d’aquarium, un nombre inconnu de reptiles et de mammifères franchissent illégalement les frontières pour fournir le marché des NAC. Quand on sait que près de 50 à 90 % des animaux meurent entre la capture et la distribution, et que seulement de 2 à 16 % des survivants atteignent l’âge de 2 ans, on peut imaginer le nombre d’animaux à capturer dans la nature pour alimenter ce marché. Ces prélèvements contribuent à la disparition des espèces. Cette disparition entrainant elle-même l’extinction, ou la prolifération, d’animaux non concernés directement par ce commerce. Lorsque les humains se lassent de l’animal, finissent par en avoir peur ou ne peuvent faire face aux frais et qu’ils les abandonnent dans la nature, ils mettent en danger les écosystèmes locaux, les animaux se transformant en prédateurs des espèces endémiques.

Vivre libres
One Voice dénonce ce commerce cruel et périlleux pour tous. Elle agit pour sauver ces animaux qui n’ont rien à faire dans nos salons ou jardins. L’association appelle au respect de l’animal sauvage dans son milieu naturel. Aimer ces animaux, c’est respecter leur vraie nature et contribuer à la permanence de la biodiversité sur notre planète.

Concernant la France, les importations de reptiles ont augmenté de 250% entre 1994 et 1999.

Les Français sont friands de serpents (27%) et de tortues (20%). Il faut noter qu’1% des importations concernent des crocodiles.

Les « NAC », qui et combien ?
Des mammifères aux reptiles, en passant par les volatiles ou les poissons, de nombreux animaux « exotiques » sont désormais privés de leur cadre naturel et du contact avec leur congénère pour décorer le salon ou le jardin. Parmi eux, citons :
Roussettes, hérissons africains, chiens de prairie, lièvre de Pathogénie, mouffettes, écureuils volants, suricates, opossums, maras, genettes, fennecs, singes (y compris parmi les plus menacés), lamas, kangourous, sanglier, gerbille, loups, pumas, guépards, lions, serpents constricteurs et venimeux, lézards, iguanes, crocodiles, tortues, grenouilles, colibris, autruche, perroquets, perruches…

Il existe assez peu de statistiques sur les « Nouveaux Animaux de Compagnie », parmi lesquels sont en général comptabilisés les oiseaux et les rongeurs. Les dernières estimations font état de :

- 23 millions de poissons exotiques
- 5,8 millions d’oiseaux (dont beaucoup sont protégés)
- 4 millions de rongeurs
- 1 million de reptile
- 1 million de lagomorphes
- + de 10 000 cochons nains
- + de 10 000 scorpions et mygales…

 

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1. Animaux sauvages et captivité

2. Fonds d’actions solidaires : l’action d’urgence

3. Pour une loi donnant des droits aux animaux en Chine

4. Protéger et préserver dans les sanctuaires

5. Réintroduction d’animaux : laisser les ours vivre en paix

6. Les animaux sauvages ne sont pas des animaux de compagnie

7. Sauvegarder les animaux sauvages dans leur milieu naturel

8. Aucun animal n’est nuisible…

 

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