En France, il existe plusieurs façons de chasser. Sans que rien ne le justifie, ceux qui sont censés « gérer » la faune sauvage de notre pays peuvent choisir parmi un panel de procédés de mises en scène pour leurs tueries. L’objectif est clairement que cette activité reste ludique, quels que soient les goûts de chacun…
Les modes de chasse autorisés
La loi française autorise « la chasse à tir avec armes à feu ou à l’arc, la chasse à courre ou vénerie, la chasse au vol avec des rapaces et les chasses traditionnelles autorisées avec engins traditionnels. » (Source : ONCFS) Certains chassent seuls ou en groupe, et aidés ou non de chiens et de furets. Parmi ces différents modes de chasse, on peut rappeler que la chasse à courre, considérée comme extrêmement cruelle, a été interdite en Angleterre. La chasse à l’arc quant à elle, n’a été officiellement autorisée qu’en 1995, malgré l’opposition des défenseurs des animaux.
La vènerie en question
Il existe trois types de chasse à courre ou vènerie. Dans les 3 cas, elle implique l’utilisation de chiens dressés spécialement et spécialistes de l’espèce chassée. Ce sont eux qui capturent, voire dévorent l’animal, en général après l’avoir épuisé. La grande vènerie se pratique à cheval et concerne le cerf, le chevreuil, le sanglier ou le renard. La petite vénerie se fait à pied et concerne le lièvre ou le lapin. Enfin, la vénerie sous terre consiste à « déterrer » le blaireau, le renard ou le ragondin. Les chiens acculent l’animal au fond de son terrier et les chasseurs creusent pour l’en arracher à l’aide d’une pince métallique. À la suite de ces chasses a lieu la mise à mort. Non moins cruelle, elle peut se faire par une arme blanche, une dague de vènerie, une arme feu ou même un épieu ! Et on rapporte souvent le cas des renardeaux, achevés à coups de talon… Le stress et la souffrance liés à ce type de chasse, depuis la poursuite jusqu’à l’épuisement et la mise à mort, sont inadmissibles. Imaginez la panique de la renarde voulant protéger ses petits, du blaireau attaqué et suivi par des chiens jusqu’au fond de son terrier !
La chasse à tir
La chasse à tir peut s’exercer de différentes manières. L’arme utilisée peut-être une arme à feu ou un arc. Dans ce deuxième cas, le chasseur doit s’approcher beaucoup plus près de sa proie et être très précis dans son tir. Plus que jamais, cette méthode est susceptible d’être douloureuse et stressante pour l’animal qui ne meurt pas sur le coup mais d’une hémorragie pouvant durer longtemps… « Heureusement » (sic), pour pouvoir chasser de cette manière, il faut avoir suivi une session de formation qui dure une seule journée !
Concernant la chasse avec arme à feu, les chasseurs se plaisent à en distinguer différentes sortes, caractérisées par le mode d’approche de l’animal, la présence ou non de chiens, de rabatteurs et le type de gibier. Globalement, elle se résume à une mise à mort consécutive à un tir… Plus ou moins précis suivant le chasseur, le tir tue ou non le « gibier », avec plus ou moins d’efficacité et, bien sûr, quand il l’atteint et qu’un promeneur ou un vététiste n’a pas été confondu avec un sanglier !

Les chasses traditionnelles
Les chasses traditionnelles sont des pratiques régionales, utilisant un matériel spécifique. Elles visent le plus souvent des oiseaux. Ce sont par exemple les palombières dans le sud-ouest, filets utilisés pour capturer les palombes pendant leur migration. Il y a aussi la chasse aux grives dans le Sud : les chasseurs tirent depuis un abri sur les grives attirées pas d’autres individus captifs (les appelants). Pour attraper ces derniers, on chasse aux gluaux, c’est à dire en attirant les oiseaux vers un substrat enduit de glue… Il y a aussi le tristement connu miroir aux alouettes, qui permet de les tuer pendant leur migration. D’une manière générale, ces modes de chasse consistent à attirer les animaux vers le chasseur dissimulé. Ces chasses bénéficient bien souvent d’autorisations « exceptionnelles », en particulier concernant les périodes où elles peuvent avoir lieu… (voir réglementation)


La chasse au vol
Ce type de chasse implique l’utilisation d’oiseaux de proie dressés (faucons, autours, buses, aigles et éperviers). Suivant la façon doit l’oiseau attaque sa victime, elle est qualifiée de haut vol (il attaque en piqué) ou de bas vol (il la pourchasse à l’horizontal). D’un point de vue réglementaire, l’oiseau doit être muni d’une bague inamovible et le chasseur doit détenir une autorisation de détention et d’utilisation pour la chasse. Les conditions sont très particulières car la plupart des oiseaux concernés appartiennent à des espèces protégées par la convention de Washington ! Elevés et dressés, ces oiseaux ne chassent que quand ils ont faim. On en déduit aisément comment ils sont motivés !
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