Protection des ours en Inde

La tradition des ours danseurs est sur le point de disparaître en Inde. Une législation répressive conjuguée aux actions de One Voice et des ONG partenaires ont permis de lutter efficacement contre le braconnage et d’assurer la protection des ours, dont les espèces sont les plus menacées au monde. Aujourd’hui, un nouveau fléau frappe la famille des ursidés en Inde : le trafic de bile d’ours.

Plusieurs siècles durant, les ours danseurs ont assuré la survie des montreurs d’ours, activité traditionnelle de la tribu musulmane des Kalandars. Capturés dès leur plus jeune âge, les oursons sont dressés, au prix de barbaries et privations diverses, à se dandiner devant des touristes toujours avides de distractions. Depuis 1972 en Inde, les ours sont protégés grâce à la loi visant à « éradiquer tout crime contre la faune et la flore sauvage». Leur commerce a été interdit, passible d’une peine de prison de 7 ans et d’une amende de 25 000 roupies, tout comme leur dressage et exhibition. Même si de telles mesures ont mis un frein à la capture d’ours dans les forêts, cette tradition ancestrale perdure. En effet, la croyance populaire attribue à l’ours des vertus bénéfiques pour celui qui le possède et la guérison de certaines affections, chez les jeunes enfants notamment. De plus, l’ours danseur est souvent la seule source de revenu de cette tribu nomade frappée de pauvreté chronique.

L’éradication de cette tradition destructrice des ours lippus, l’une des espèces les plus menacées d’extinction, est néanmoins en passe d’être gagnée grâce aux actions conjointes de l’ONG Wildlife SOS, en partenariat avec One Voice, Free The Bears et IAR, et des autorités gouvernementales ou locales. Le programme de reconversion professionnelle des montreurs d’ours Kalandars, auquel ils accèdent en échange de leur ours, et la mise en place d’une cellule anti-braconnage ont notamment permis, en dix ans, de diviser par deux le nombre d’ours danseurs.

Toutefois, de récentes enquêtes ont révélé que le trafic d’ours se poursuivait. Ils sont aujourd’hui traqués pour leur bile, ou leur viande, et partent alimenter les marchés du Sud-Est asiatique, notamment la Chine, grande consommatrice. Ingrédient de la médecine traditionnelle chinoise, la Chine a fait de la bile un « ingrédient marketing » à la base de produits qui ne sont ni essentiels ni médicaux. Pour satisfaire une demande en pleine croissance et de plus en plus exigeante, des milliers d’ours disparaissent, sur leur territoire et dans les pays voisins comme en Inde.

En finançant la logistique de la cellule anti-braconnage et les frais d’entretien des oursons sauvés des mains des trafiquants, One Voice entend combattre plus que jamais les trafics de toutes sortes et contribuer à la sauvegarde de cette espèce menacée.

Éradiquer tout crime contre la faune et la flore sauvage.


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Voir les vidéos sur les ours danseurs :

La vraie vie d’ours voir la vidéo

Une triste existence voir la vidéo

Sur les traces des ours danseurs voir la vidéo

Démonstration douloureuse voir la vidéo

 

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1. Des ours danseurs aux ours à bile, histoire d’une agonie

2. Programme de réinsertion et cellule anti-braconnage, clés de la survie des ours en Inde

 

Commentaires
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    Pourchot

    le 3 octobre 2013 à 16h59

    Encore une belle preuve d’évolution de ces pays

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    BENASSI Louise

    le 24 décembre 2012 à 15h41

    Marre de la cruauté des hommes envers les animaux ! Qu’on leur foute la paix. Ils ont le droit de vivre leur vie tout comme nous.

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    Anne-Marie

    le 6 septembre 2012 à 18h04

    Il est grand temps d’arrêter ces cruautés.

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    Marie-Christine B.

    le 25 juin 2012 à 00h16

    Ces pratiques moyenâgeuses, perpétrées au nom de la tradition (et pourquoi ne pas rétablir aussi l’écartèlement sur la place publique au nom de la même tradition ?) et conjuguées à l’éternel argument de la nécessité de nourrir ses enfants, conduisent à une totale déculpabilisation de ces barbares ridicules. Il n’y a aucune compassion, aucun respect de leur « outil de travail » de la part de ces « dresseurs » grassouillets. On se demande pourquoi ces pauvres ours sont muselés…puisqu’ils sont visiblement édentés ! De telles mentalités seraient la conséquence de la pauvreté…à moins qu’elles n’en soient la cause !!!

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    favre jacqueline

    le 8 mars 2012 à 15h12

    si les touristes et spectateurs ne donnaient pas de pièces de monnaie en regardant la torture de ces ours : on n’en serait pas là……

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    LAETITIA

    le 7 mars 2012 à 00h05

    2012 ET MAIS NOUS EN SOMMES ENCORE COMME AU MOYEN-AGE ??? L’humain n’a rien appris, ni compris à travers le temps ? Et je me demande même, si il n’a pas plutôt empiré dans son coté « ignoble » et cruel ! RÉAGISSONS ne laissons plus ces ANGES de la terre mourir et souffrir à travers le monde!

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    geneviève Chouraqui

    le 13 février 2012 à 18h58

    Pauvres ours et misérables humains, la pauvreté n’est pas une raison suffisante pour faire souffrir les animaux. C’est cruel d’imposer à des animaux des attitudes douloureuses pour gagner de l’argent, et si on obligeait les humains à faire de même , qu’en penseraient-ils?

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    favre

    le 8 février 2012 à 17h01

    c’est à cause d’horribles souffrances que les ours se mettent debout et font des tours et les gens applaudissent à cette souffrance et donnent des pièces de monnaie aux bourreaux……

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    CHARDOT BEAUMONT

    le 8 février 2012 à 14h05

    RIDICULE, quand vont ils arrêter de maltraiter ces animaux? y en a marre!!!