Après plusieurs années dans l’enfer du cirque, l’éléphante Vicky renoue avec la nature et la liberté grâce à One Voice. Retour en images sur une libération qui marque un tournant décisif pour tous les animaux détenus dans les cirques.
Elle était recherchée en Allemagne. C’est dans la région parisienne que Vicky, éléphante de cirque de 42 ans, a été sauvée en janvier 2006 grâce à la vigilance de One Voice. Une première pour un éléphant « de cirque ». Avec cette libération, One Voice ouvre non seulement une voie à l’espoir d’une autre vie pour tous les animaux détenus dans les cirques, mais elle rappelle aussi au monde circassien qu’il a l’obligation de prendre soin des animaux dont il a la charge conformément aux lois de protection en vigueur. À travers ce sauvetage, c’est toute une industrie du loisir basée sur la souffrance et l’aliénation des animaux que l’association dénonce.
Souffrances physiques et psychiques
Car Vicky est emblématique des dégâts que le cirque cause sur les animaux qui y sont exploités. Après plusieurs années au service de la distraction des humains, dans des conditions de vie totalement inadaptées, l’animal a développé un comportement stéréotypé (balancements répétés du corps). Sur l’aire où le cirque était installé début 2006, il n’a d’ailleurs pas été difficile de retrouver la remorque où elle était dissimulée tellement celle-ci tanguait de gauche à droite. Outre cet état psychique dégradé, l’éléphante souffrait également physiquement. Le vétérinaire, appelé sur place pour suivre son transfert, n’a pu que constater les traumatismes : en plus des multiples plaies non soignées, une paralysie d’un membre postérieur due à des mouvements contre-nature répétés et la paralysie de la trompe consécutive aux coups incessants du dresseur sur la partie névralgique de la trompe, deux pathologies caractéristiques chez les éléphants exploités dans les cirques.
Une vie indigne
Mais là ne s’arrêtait pas la souffrance du pachyderme. Lors des jours qui ont précédé la délivrance de Vicky, l’équipe de One Voice, qui assurait la surveillance à distance, a pu constater que l’éléphante ne sortait jamais de sa remorque, qu’elle n’avait droit à la lumière du jour que brièvement lorsque les circassiens venaient la nourrir ou nettoyer le camion cage. Enchaînée jour comme nuit, l’éléphante ne pouvait ni bouger, ni se retourner. Aucun système de chauffage ne la protégeait du froid. Des conditions de vie inadaptées et inacceptables, bafouant les règles élémentaires relatives à la détention d’animaux sauvages.
Une libération sous haute surveillance
L’état physique et psychique de Vicky a compliqué quelque peu sa libération. Il a d’abord fallu « enlever » Vicky à ses « geôliers » sous l’escorte des policiers. Quand l’équipe a été certaine que l’éléphante était hors d’atteinte, elle a procédé à son transfert dans une remorque spécialement aménagée qui allait l’emmener en Pologne, pays où l’attendaient un vaste enclos dans un parc et la compagnie d’une autre éléphante rescapée. Mais la délivrance de ses chaînes et son transfert ont demandé un soin tout particulier et de multiples précautions pour ne pas mettre la vie de Vicky en danger. C’est ce sauvetage sous haute surveillance, réalisé par l’ONCFS (Office national de la Chasse et de la Faune sauvage) avec le concours de One Voice et la coopération des autorités locales, que les quatre vidéos racontent.
Voir les videos :
1 – Enfermement. Voir la video
2 – Saisie. Voir la video
3 – Visite vétérinaire. Voir la video
4 – D’une vie à l’autre. Voir la video


















