Pour que règne enfin la paix sur la banquise, One Voice, travaille au sein de la Fur Free Alliance contre la fourrure et relaye en France la campagne internationale contre la chasse au phoque. Une grande action est lancée !
A coup de gourdin
Si depuis 1987, les blanchons (les bébés phoques à la fourrure encore blanche) ne peuvent plus être tués, dès leur 12ème jour, ils deviennent chassables. La plupart périssent matraqués avant même de savoir nager ou d’avoir pris leur premier repas solide. Payés par animal tué, les 6000 chasseurs mobilisés pour l’occasion se soucient peu de la souffrance de leurs victimes : on estime que 42% d’entres elles sont dépecées vivantes. Pour récupérer leur fourrure sans l’abîmer, les chasseurs limitent les coups de fusils. Avec quelques coups sur la tête ou même harponnés et traînés sans plus de précaution, le sort des phoques est d’une cruauté extrême. Outre le fusil, le gourdin et le hakapik (bâton muni d’un crochet) sont autorisés…
Des mammifères marins en danger
Entre 2004 et 2007, plus d’un million de phoques ont été tués. En 2008, le gouvernement canadien a encore autorisé la chasse de 275 000 individus. Des quotas aberrants au vu de la menace de disparition qui pèse sur les phoques du Groenland ! En plus de la chasse, rappelons qu’ils doivent faire face à la fonte des glaces générée par le réchauffement climatique… La hausse des températures fragilise la banquise qui emporte avec elle de nombreux bébés en se brisant.
Une activité dénuée de perspectives
En dehors de la satisfaction qu’elle apporte peut-être à ses protagonistes, il n’y a pas d’explication plausible à cette chasse. Du point de vue économique, elle ne représente que 5% des salaires des pêcheurs et elle n’a pas un poids significatif dans l’économie de la côte Est du Canada. Le gouvernement canadien argumente de manière peu convaincante en prétextant le rôle des phoques dans la diminution des stocks de poissons. Or cela n’est pas prouvé scientifiquement, contrairement à la surpêche !
Notre pouvoir de consommateurs
En 2007, la Belgique a interdit le commerce des produits dérivés du phoque. En 2009, le parlement européen a pris la même résolution provoquant ainsi la perte par le Canada d’une part importante de ses marchés d’exportations. C’est le boycott des produits de phoques par l’Union Européenne qui avait poussé le Canada à interdire la chasse aux blanchons. Or il s’avère que les titulaires du permis de chasse au phoque sont également – pour ne pas dire principalement – des pêcheurs…
Un boycott international
La Fur Free Alliance, dont la campagne est relayée en France par One Voice, organise donc un immense boycott des produits de la mer en provenance du Canada. Les arguments éthiques et scientifiques n’étant visiblement pas suffisant, le poids économique d’un boycott à grande échelle sera certainement plus convaincant pour le gouvernement canadien… Le homard, les crevettes et le cabillaud exportés viennent principalement des provinces qui chassent les phoques. Ce marché représente 3 milliards de dollars par an pour le Canada, contre seulement 7 millions pour la chasse aux phoques…

Les restaurants aussi
Comme c’est déjà le cas dans plusieurs autres pays, One Voice va contacter les restaurants et distributeurs proposant des fruits de mer et du poisson pour les informer de la problématique et leur demander de ne plus acheter ces produits en provenance du Canada. Un engagement écrit sera signé et la liste des signataires sera mise en ligne sur notre site. Aux Etats-Unis, déjà 5000 restaurants se sont engagés.
Pas de perdants
La FFA propose par ailleurs le rachat des licences de chasse aux quelques milliers de pêcheurs qui chassent les phoques chaque année. Ainsi ils recevraient une compensation financière équivalente aux revenus qu’ils tirent de la chasse aux phoques… C’est ce qui avait été mis en place par le Canada lors de l’interdiction de la chasse à la baleine et avait permis une reconversion sereine des chasseurs.
Ce que vous pouvez faire
Pour soutenir notre campagne, vous pouvez vous aussi refuser d’acheter des produits en provenance du Canada. Vous pouvez également écrire courtoisement au premier ministre du Canada pour lui demander d’interdire la chasse aux phoques (email : pm@pm.gc.ca).
One Voice vous invite également à vous joindre au cercle de silence en faveur des animaux à fourrure, organisé le 5 décembre à Paris, à 14h30, Place des Innocents.

Pétition en faveur des phoques
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