Janvier 2012. Une étude publiée récemment par un chercheur français dans la très sérieuse revue Science, démontre les conséquences dramatiques de la surpêche sur les oiseaux marins… L’occasion pour One Voice de rappeler l’importance d’un changement radical de nos comportements de consommateurs.
Les effets désastreux de la surpêche sur les populations de poissons sont désormais connus cependant, la faune sous-marine n’est pas la seule à être affectée. Une étude coordonnée par le chercheur Philippe Cury, directeur de recherche à l’IRD(1) montre que la raréfaction des poissons pourrait entrainer dans son sillage un effondrement des populations d’oiseaux marins.
Pêcheurs et oiseaux en compétition
Non seulement les fous de Bassan, les albatros ou les goélands sont victimes des kilomètres de filets et de lignes dérivant dans l’océan dans lesquels ils s’emmêlent et se noient mais les recherches de Philippe Cury publiées dans la revue Science démontrent que les oiseaux sont désormais en concurrence directe avec les pêcheurs. Macareux, fulmars, guillemots, goélands, fous ou encore petits pingouins et manchots se nourrissent de petits poissons tels que les lançons mais aussi des sardines, des anchois et de nombreuses autres espèces. La plupart étaient peu capturés auparavant et essentiellement dans un contexte de pêche locale et artisanale. La donne a désormais été bouleversée, au détriment des oiseaux et de tout l’écosystème.
Farines animales
Partout, du Pérou – où les populations d’anchois sont les plus importantes – jusqu’aux côtes nord-européennes, les effectifs de ces poissons miniatures sont à la baisse. Ce ne sont pas des espèces à forte valeur commerciale contrairement aux soles, aux saumons et autres maquereaux aussi les retrouve-t-on rarement sur les étals des poissonniers. Pourtant, elles sont désormais massivement pêchées, au risque de voir leurs populations disparaître dans un futur proche. Ainsi, des millions de ces poissons sont transformés en farines animales destinées à l’aquaculture d’autres espèces prédatrices telles que les saumons, les thons, les cabillauds, mais ils nourrissent également des poulets par exemple, dans des contextes d’élevage intensif, au détriment à la fois de l’éthique et de l’environnement. Ces petits poissons représentent aujourd’hui 1/3 des captures mondiales liées à la pêche…
Effondrement
Or, ces poissons constituent la base de l’alimentation des oiseaux marins. Les effets se font déjà sentir sur les macareux, les mouettes tridactyles ou les guillemots en Europe, ou les manchots dans l’hémisphère sud dont les effectifs sont en chute libre. Philippe Cury et son équipe montrent qu’en deçà d’un certain nombre d’individus, la survie de ces oiseaux serait menacée. Faute de suffisamment de nourriture, leur santé est plus fragile et surtout, ils ont de plus en plus de difficultés à se reproduire et à nourrir leurs poussins. Résultat : leurs populations s’effondrent. Afin de ne pas prendre part à cette destruction des écosystèmes, il est essentiel de nous mobiliser aujourd’hui, avant qu’il ne soit trop tard.
Ce que vous pouvez faire
Pour contribuer à préserver ces animaux et le délicat équilibre de l’écosystème marin, vous pouvez diminuer, voire stopper, votre consommation de poissons et de viandes.
Vous pouvez aussi écrire au Ministère de l’agriculture et de la pêche ainsi qu’au Ministère de l’écologie pour demander que soient enfin prohibées ces techniques de pêches industrielles destructives et ces modes d’élevages intensifs !
Ministère de l’agriculture : 78 rue de Varennes 75349 Paris 07 SP
Ministère de l’écologie : Grande Arche Tour Pascal A et B 92055 Paris-La-Défense Cedex
(1) A lire, son livre « Une mer sans poissons », publié chez Calmann-Levy (2008)



















geneviève Chouraqui
le 11 février 2012 à 13h10Arrêtons le massacre des poissons à cause de la surpêche, l’homme doit s’interroger sur sa manière d’agir envers les animaux et stopper les massacres, cela devient urgent de réagir sinon nous risquons en raison de l’inconscience de certains de payer le prix fort.
VIGOUROUX Raymond
le 3 février 2012 à 16h27Si l’on supprime tous les poissons, on supprime avec eux tous les oiseaux marins ! Réfléchissons deux minutes… Leur extinction nous rendrait-elle plus heureux ??!!! Conclusion : HALTE A LA SURPECHE !!!
damas
le 22 janvier 2012 à 20h39Bonjour.Il est temps de réduire sa consommation de poisson.J’en mange pas beaucoup. N’attendons pas qu’il n’y ait plus de poissons dans la mer et d’oiseaux marin.
Gentiane et Cookie
le 19 janvier 2012 à 17h59l’avenir de notre terre passe aussi par la transmission à nos enfants pour cette prise de conscience indispensable ; mon fiston qui a 13 ans ce jour, est déjà un militant de la cause animale et a pris conscience que son pire prédateur est l’homme. Avec de la volonté et de la ténacité , il est possible de modifier ce comportement irresponsable.
Isa et Flo
le 19 janvier 2012 à 12h21Le genre humain pense que ses sources alimentaires sont inépuisables, au détriment de la bonne conscience. Un jour peut-être comprendra t-il qu’à force de contribuer à l’inhumanité envers le monde animal la nature se rebellera.C’est inévitable !