Décembre 2011 – Qu’il soit d’élevage ou sauvage, le saumon est aujourd’hui menacé par une consommation humaine déraisonnable. One Voice tire la sonnette d’alarme et invite chacun à prendre ses responsabilités.
Jusqu’à ces dernières années, le saumon de l’Atlantique, animal plutôt solitaire, coulait des jours tranquilles entre les eaux douces des rivières qui l’ont vu naître et l’océan où il vivait jusqu’à ce qu’il revienne dans les eaux natales, au terme d’un périple souvent semé d’obstacles, terminer ses vieux jours. Ce temps-là semble définitivement révolu. Depuis que l’homme en consomme en quantités industrielles, le saumon est menacé de disparition. Même l’élevage ne constitue pas une porte de salut, bien au contraire.
En voie de disparition dans l’Atlantique
Alors que l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) classe le saumon de l’Atlantique dans la catégorie des animaux « vulnérables », force est de constater que sa population a chuté de 75 % au cours des vingt dernières années. Les saumons ont d’ores et déjà disparu de plusieurs centaines de rivières d’Amérique du Nord et d’Europe. En dehors de l’Écosse, de l’Irlande, de l’Islande et de la Norvège, la situation est extrêmement préoccupante. Les causes en sont multiples : recrudescence de barrages empêchant les poissons de remonter le cours des rivières pour frayer, surpêche, pollution émanant notamment des vastes élevages fleurissant partout… Les saumons sont en effet particulièrement sensibles à la pollution au point que leur absence ou présence permet d’évaluer la qualité d’un cours d’eau.
Menacé par le saumon d’élevage
Devant l’augmentation de la consommation de saumon -celui-ci représente avec le cabillaud un tiers de la consommation française de poissons d’élevage- certains pays se sont lancés dans l’élevage. Malheureusement, l’aquaculture menace les poissons des océans. D’abord parce que pour nourrir les saumons d’élevage on épuise des populations sauvages. Pour une tonne de saumon, il faut environ 3 tonnes d’autres poissons. Sur les côtes chiliennes et péruviennes, par exemple, les anchois sont en chute libre depuis plusieurs années. Ensuite, les conditions d’élevage, dont les pratiques n’ont rien à envier à l’élevage intensif sur terre ferme, sont un terrain propice au développement de maladies qui se propagent jusque dans les océans. Navigateurs hors pair, certains saumons d’élevage réussissent à s’échapper des cages exiguës où cohabitent parfois jusqu’à 50 000 individus. Ils s’hybrident alors avec des animaux sauvages ou leur transmettent parasites et maladies.
La planète en danger
Pour traiter les pathologies qui pullulent dans ces conditions de confinement extrêmes, les poissons d’élevage sont abondamment traités à base d’antibiotiques et de substances chimiques. Cependant, ce cocktail se dilue immanquablement dans l’océan et on ne mesure pas encore les dommages que ces substances peuvent avoir sur l’environnement à moyen et long terme. Si des tentatives de traitement des parasites à l’aide de poissons nettoyeurs ont été effectuées ici et là, les conditions de vie dans ces bassins sont si stressantes et mauvaises que ceux-ci survivent difficilement.
Une mort cruelle
Comme les autres poissons d’élevage, les saumons sont tués suivant des méthodes particulièrement cruelles. Affamés une semaine avant l’abattage, ils sont asphyxiés à l’air, souvent sur de la glace. Leur agonie dure ainsi plus d’un quart d’heure. Une autre méthode consiste à les étourdir dans un bain sursaturé en CO2 avant de procéder à l’abattage. S’ils sont étourdis alors qu’on leur coupe leurs branchies (leurs organes respiratoires), ils n’en sont pas moins conscients.
Protégeons le saumon
En cette période de fête où le saumon, fumé ou pas, fait l’honneur de nombreuses tables, One Voice invite chacun à faire un geste en faveur du saumon, de la planète et de sa santé. En effet, la chair accumulant des polluants présents dans l’eau, tels que les métaux lourds, les résidus médicamenteux évacués par les eaux d’égouts, etc. l’humain pâtit lui aussi des conséquences de l’élevage. En diminuant notre consommation de saumon et de poisson, voire en la stoppant, nous construisons un monde moins violent pour les animaux, la planète et l’humain.



















damas
le 1 janvier 2012 à 15h28Bonjour.Il est tant de réagir à nos modes de consommation alimentaire.Il n’y a pas besoins de malmener les saumons ,pour les fetes de fin d’année.Je mange peu de poisson et de saumon.
Isa et Flo
le 31 décembre 2011 à 12h53Le genre humain n’a aucune limite dans sa cruauté, les poissons souffrent aussi… on ne peut les compter, si, par tonnes ! Quand donc les gens prendront conscience que ce qu’ils ont dans leur assiette,etc. n’est pas apparu « par miracle », mais par d’immenses souffrances ? Encore faut-il qu’ils y soient sensibles. Heureusement que des êtres sensés existent pour conscientiser ceux qui doutent.
Je souhaite une très bonne future année à toute l’équipe de One Voice, merci pour votre action, merci pour les animaux et la planète et vive le monde vegan !En souhaitant que l’avenir recueille plus d’adhérents à ce monde devenu rare.