Les marées vertes : attention danger !

L’augmentation constante des élevages intensifs en France et surtout en Bretagne a des conséquences directes sur les phénomènes appelés marées vertes. One Voice dénonce ces pratiques et en particulier la production de viande qui sont dramatiques pour l’environnement et notre santé.

Prolifération d’algues vertes
On parle de marée verte lorsque certaines algues vertes pullulent et envahissent le littoral. Les premières marées vertes sont apparues dans les années 60 en Bretagne et concernent aujourd’hui l’ensemble des côtes atlantiques et méditerranéennes. Elles sont une conséquence dramatique de plus de la production intensive de viande qui affecte à la fois l’environnement et notre santé. La prolifération de ces algues est due à la présence dans l’eau de différents éléments comme les nitrates ou le phosphore en forte concentration dont elles se servent pour leur croissance.

Responsabilité des élevages intensifs
La présence de tels éléments dans l’eau est imputée aux activités de nombreux élevages ou exploitations agricoles intensives dans des régions comme la Bretagne où on dénombre plus de la moitié des élevages porcins français. Ces exploitations libèrent de nombreux effluents qui s’écoulent dans les sols et ruissèlent jusqu’aux rivières, pour finir leur course dans l’océan. L’épandage des lisiers sur les parcelles agricoles constitue aussi une source importante d’azote que les pluies entraînent vers la mer par lessivage. Lors des années sèches, les phénomènes de marées vertes sont d’ailleurs beaucoup moins observés…

Marée verte (photo 2)

Un problème de santé publique
La présence d’algues vertes ne pose pas un simple problème d’esthétisme aux communes concernées mais bien un problème de santé publique. En dehors d’odeurs nauséabondes, les algues vertes en décomposition dégagent surtout de fortes concentrations d’hydrogène sulfuré (H2S). Ce gaz est toxique lorsqu’il est inhalé et peut être mortel lorsque l’exposition est importante. Sur certaines plages, des concentrations de 1000 ppm (partie pour million) ont été relevées alors qu’une concentration de 500 ppm se révèle mortelle. En 2008, la mort de 2 chiens avait été imputée à ce gaz même si cela n’avait pas été légalement prouvé. Cependant la mort d’un cheval en juillet 2009 sur une plage des Côtes-d’Armor a relancé le débat sur la dangerosité de ces algues.

Le gouvernement en manque de solutions
Fin août 2009, l’Etat français a reconnu le danger présenté par les émanations d’hydrogène sulfuré après avoir commandé une étude à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Les solutions alors proposées, telles que l’interdiction d’accès à certaines zones du littoral ainsi que la prise en charge par l’Etat du ramassage des algues sont loin d’être suffisantes ! D’une part parce que l’élimination des algues risque de présenter d’autres problèmes de pollution mais surtout parce que le problème doit être résolu à la base. De plus, il est absolument scandaleux que ce soit les contribuables qui financent ce ramassage. Les élevages sont non seulement à l’origine du problème, mais ils continuent de l’alimenter ! C’est la politique générale de l’élevage en France qui doit être revue afin de mettre un terme à la production intensive et ses conséquences désastreuses pour tous !

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