Sous l’effet du réchauffement, les poissons rapetissent

Janvier 2013. One Voice se fait l’écho d’une nouvelle étude scientifique qui s’alarme de l’impact du réchauffement climatique sur la taille des poissons qui pourrait rétrécir d’un quart d’ici 2050. Ne laissons pas les océans mourir par notre faute, agissons !

La surprise des experts
Les océans se portent mal mais, même les scientifiques, n’avaient pas imaginé que l’impact du réchauffement puisse prendre des proportions si terribles. La conclusion de leur étude est alarmante et nécessite une prise de conscience immédiate et totale. En effet, si nous ne parvenons pas à enrayer ce réchauffement climatique, qui touche l’atmosphère comme les océans, les poissons pourraient, d’ici 2050, rétrécir de 14 à 25 % ! Ce résultat a été obtenu en scrutant à la loupe des populations de 600 espèces de poissons différentes soumises à des hausses de températures similaires à celles que nous observons déjà à l’échelle planétaire.

Les poissons tropicaux sont les plus vulnérables
L’impact serait le plus fort dans les régions tropicales. Ceci s’explique par le fait que plus les eaux sont chaudes, plus le métabolisme des poissons augmente. En fonctionnant à un rythme plus soutenu, leur organisme a donc besoin de plus d’oxygène, comme si nous devions courir au lieu de marcher tranquillement. Or l’oxygène dissous dans l’eau est inversement proportionnel à la température. Aussi, leur seule solution pour survivre dans cet environnement consiste à ralentir leur croissance. Si cela s’avère critique pour les espèces de poissons tropicaux, il est évident que tous les poissons seront affectés, des zones polaires jusqu’aux zones tempérées.

Des effets déjà visibles
Le résultat de cette étude doit tous nous interpeller et nous pousser à agir car il n’est en rien spéculatif. En effet, les effets du réchauffement des eaux océaniques se fait déjà ressentir sur la taille des Aiglefins – des poissons de la famille de la Morue – comme l’a montré une étude en Mer du Nord publiée en 2011. Les poissons souffrent du bouleversement climatique que nous avons occasionné et que nous n’arrivons pas à ralentir jusqu’à présent !

Acidification des océans
Mais il y a encore plus de raison de s’inquiéter : ce bouleversement climatique va de pair avec une autre catastrophe océanique. Le taux de dioxyde de carbone, responsable de l’augmentation des températures, entraine de concert une diminution du pH des eaux marines. En se dissolvant dans les mers et océans, ce C02 se transforme en acide carbonique. Or ce composé dissout le carbonate de calcium, principal composé des structures coralliennes, mais aussi des  coquillages. Une augmentation de ces acides carboniques aurait un effet dévastateur sur les populations d’invertébrés marins à coquilles, mais aussi sur des organismes planctoniques essentiels tels que les foraminifères.

Effondrement
A terme, le rapetissement des poissons, cumulé à l’acidification des océans, ainsi qu’à la diminution des populations de nombreuses espèces du fait de la surpêche, risque de provoquer un effondrement des écosystèmes marins et la disparition de nombreuses espèces animales. Si cela continue, nos océans risquent de devenir de vastes étendues privées de vie. Ceci sera également dramatique pour de nombreuses populations humaines, dépendantes de la pêche traditionnelle pour leur survie.

Agir !
One Voice partage la grande inquiétude de tous les spécialistes des océans et il nous faut tirer la sonnette d’alarme. Il faut agir et vite si nous voulons éviter la catastrophe !
Devant l’inertie des politiques aux prises avec de puissants lobbies industriels, il nous appartient d’adopter des comportements responsables et de changer nos habitudes afin de minimiser notre impact sur l’environnement qui nous entoure. Protéger notre patrimoine naturel est un combat de tous les instants et il se mène notamment dans notre assiette. Il est notamment essentiel que nous réduisions, voire stoppions, notre consommation de viande; l’élevage étant responsable directement à hauteur de 18% et indirectement pour 51% des émissions de gaz à effet de serre. Privilégions également les produits issus de l’agriculture biologique,  respectueux envers la Terre et envers notre organisme. Pour préserver les océans et leur formidable biodiversité, rejoignez le mouvement J’écoute ma conscience initié par One Voice !

 

 

Commentaires
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    REGNAULT

    le 25 janvier 2013 à 01h26

    IL est plus que temps de réagir…si on continue ainsi, on court à la catastrophe… Nous sommes en train de saccager nos richesses… nous sommes en train de tout détruire… pour le profit… mais à quoi nous servira notre argent quand il n’y aura plus rien de sain sur notre Terre!

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    damas

    le 19 janvier 2013 à 13h53

    Bonjour. Il est urgent de passer à l’économie verte. C’est la seule solution pour lutter contre le réchauffement climatique.C’est un thème qui m’intéresse particulièrement, suite au cataclysmes que l’on a connus et actuels: tempête de 1999, canicule d’août 2003, inondations en février,en Vendée et dans le Var en juin 2010, cyclone Dumillé à l’ile de la Réunion le 3 janvier 2013… C’est éviter que ces aléas s’accentuent. Les énergies renouvelables sont en plein développement, ainsi que la voiture électrique,les biocarburants etc… Il faudra arrêter de dépendre des énergies fossiles,pétrole,gaz,charbon. Leur utilisation à diminuer. Pour produire l’électricité, on dépend encore du nucléaire à 80%. Le problème, c’est les déchet radioactifs et les risques d’accidents. Ca n’émet pas de gaz à effets de serre.
    Je ne suis pas pour cet énergie à cause de l’enfouissement des déchets etc…L’énergie marémotrice et hydraulique se développe.Le réchauffement provoque la mort des coraux etc…Il n’est pas trop tard pour agir,pour permettre la survie des éspèces ainsi que l’avenir de l’humanité.