Des centaines de milliers d’expériences inutiles sur des animaux.Dans l’Union européenne, depuis 2003, 340 000 animaux ont souffert et sont morts lors d’expériences de toxicité aiguë qui ne sont pourtant plus obligatoires. La Coalition européenne demande aux gouvernements et aux laboratoires de supprimer ces tests immédiatement.
Des souffrances inutiles par manqué d’information
One Voice et les autres membres de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale dénoncent les souffrances inutiles subies, depuis des années, par des centaines de milliers d’animaux utilisés pour l’expérimentation dans l’Union européenne. Ceci résulte de fautes inexcusables de l’Agence européenne des médicaments (EMEA) et des laboratoires, qui enfreignent la législation européenne.
En dépit de demandes répétées, l’EMEA refuse d’informer les gouvernements et les laboratoires pharmaceutiques européens que certaines expériences ne sont plus nécessaires.
Un test cruel sur des rats, des souris et des hamsters
Les animaux sont soumis à des tests avant qu’un nouveau médicament fasse l’objet d’un essai clinique. L’un d’eux consiste à déterminer la toxicité aiguë du produit. Il est particulièrement cruel pour les rats, souris et hamsters auxquels est administré le produit de force, par ingestion ou injection. Les chercheurs observent ensuite les symptômes liés à sa toxicité : diarrhée, perte de poids, convulsions, mort. Depuis 2003, 340 000 animaux ont souffert et sont morts dans le cadre de telles expériences en Europe.
La directive européenne sur les médicaments précise que ce test de toxicité aiguë doit être effectué selon les recommandations de l’EMEA, qui impose notamment qu’il soit fait sur deux espèces de mammifères.

One Voice demande l’arrêt immédiat des tests de toxicité aiguë
La Conférence internationale sur l’harmonisation supervise les recommandations de l’EMEA. Elle a accepté à la fin des années 90 que les données obtenues par un laboratoire sur la toxicité aiguë d’un produit puissent être utilisées ensuite par d’autres laboratoires, évitant ainsi de recommencer des tests sur des animaux.
L’EMEA refuse de clarifier la situation pour l’industrie pharmaceutique. Le Conseil international pour la protection des animaux dans les programmes pharmaceutiques, auquel adhère la Coalition européenne, a écrit aux gouvernements de l’Union européenne et aux laboratoires pour leur demander d’arrêter immédiatement les tests de routine de toxicité aiguë sur les animaux.
La directive européenne doit être améliorée
Une récente étude, menée par ces laboratoires et le Centre national du Royaume-Uni pour remplacer, réduire et affiner l’expérimentation animale, montre que les tests de toxicité aiguë ont toujours lieu, simplement parce que les laboratoires pensent, à tort, qu’ils sont obligatoires.
Les citoyens européens, hostiles en majorité aux expériences sur les animaux, constatent donc que de nombreux animaux souffrent en raison d’erreurs administratives, sans aucun bénéfice pour la santé humaine. Ces erreurs montrent que les garanties de l’Union européenne et de l’industrie de la recherche n’ont aucune valeur.
Ceci souligne aussi que la directive européenne relative à l’expérimentation animale, qui est en cours de révision, doit considérablement évoluer.


















